Comment recharger vos surrénales ?

Publié le 15 novembre 2017
Écrit par Marie Michèle Breton, ND.A.

Comment recharger vos surrénales ?
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Lorsque les journées raccourcissent et que les cantiques de Noël sont de retour, on sait qu’il est temps de se préparer pour la saison des fêtes !

 

La médecine actuelle accorde très peu d’attention aux glandes surrénales. Pourtant, elles jouent un rôle très important dans la sécrétion et la régulation des hormones sexuelles et des hormones du stress : deux rôles très sollicités de nos jours, particulièrement à l’approche du temps des fêtes et de la fin de l’année.

Nous avons deux glandes surrénales positionnées au-dessus des reins, d’où le nom « surrénales ». Elles sont formées de deux parties : la médulla, ou partie médullaire, et le cortex. La médulla est la partie interne des glandes surrénales. Celle-ci libère principalement de l’adrénaline après une stimulation ou un stress, émotif ou physique.

On peut penser à l’action de lutte ou de fuite des chasseurs. En libérant de l’adrénaline et de la noradrénaline, il y a alors une augmentation du taux de sucre dans le sang, une accélération de la respiration, une augmentation du débit cardiaque et une activation de la circulation du sang au cerveau, aux poumons, aux reins et aux muscles. En soi, la médulla nous aide à faire face au stress.

Quant au cortex des surrénales, il est la partie externe des surrénales. Le cortex produit les glucocorticoïdes, les minéralocorticoïdes et les androgènes. Les glucocorticoïdes produisent naturellement l’hydrocortisone (communément appelé « cortisol ») et la cortisone. Ils régulent en partie la conversion des graisses, des protéines et des glucides en énergie. Ils aident également à réguler la pression sanguine, la réponse immunitaire, la douleur et les réactions inflammatoires.

Les minéralocorticoïdes, principalement l’aldostérone, dont l’action principale se situe au niveau des reins, régulent de façon cruciale la réabsorption de sodium. L’aldostérone agit également sur les cellules endothéliales des vaisseaux sanguins (régulant partiellement la pression sanguine), sur le cœur et au niveau du système nerveux central (régulation de l’appétit sodé), ainsi que sur les glandes sudoripares en réabsorbant le sodium.

Les androgènes, aussi appelés « hormones sexuelles », sont fabriqués par les surrénales en petite quantité avec l’aide du cholestérol, d’où l’importance de consommer des acides gras essentiels de qualité, et ce, quotidiennement. Les hormones stéroïdiennes sont principalement les oestrogènes, la DHEA et la testostérone.

 

CORTISOL

Une élévation chronique du taux de cortisol (hormone du stress) se produit souvent avant l’épuisement des surrénales.

Le cortisol interfère avec de nombreuses fonctions de notre corps, y compris la fonction immunitaire, la digestion, le sommeil et même la capacité de produire d’autres hormones essentielles, telles que l’œstrogène, la progestérone, la testostérone et les hormones thyroïdiennes. Le cortisol suit un cycle, son taux étant plus élevé le matin et plus bas le soir. Cependant, il peut parfois y avoir inversion dans la sécrétion du cortisol.

 

SIGNES D’EXCÈS DE CORTISOL :

  • Gain de poids à la taille
  • Glycémie élevée et pression élevée
  • Peau amincie ou asséchée
  • Perte de masse musculaire

 

L’implication de la fatigue des surrénales et de l’excès de cortisol affaiblissent le système immunitaire et peuvent entraîner une sensibilité accrue aux maladies.

Lorsque les glandes ont subi un stress prolongé et qu’il y a une diminution du taux de cortisol, le système immunitaire devient hyperactif. Comme le décrit Dr Thomas Guilliams, immunologue, cela peut entraîner une amplification des mécanismes inflammatoires et une sensibilité accrue de développer des pathologies auto-immunes, y compris des douleurs chroniques, le syndrome de fatigue chronique, l’obésité, les troubles de l’humeur, la fibromyalgie et les troubles de régulation de la glycémie.

 

ÉPUISEMENT DES GLANDES SURRÉNALES ?

Les problèmes liés au dysfonctionnement des surrénales ne sont pas reconnus en médecine. Pourtant, combien de personnes éprouvent des problèmes glandulaires, notamment de la glande thyroïde, du pancréas, etc. ? Pourquoi le cas serait-il différent pour les glandes surrénales ?

Les symptômes de l’épuisement des surrénales peuvent se manifester de bien des façons. Pour certains, c’est un état de fatigue constant, un burn-out, une dépression ou une incapacité à faire face au moindre stress. D’autres auront des douleurs au bas du dos, un besoin excessif de sommeil, des rages de sucre ou d’aliments salés. Les signes et symptômes sont un bon indice. Certains tests peuvent aussi être effectués.

Les symptômes d’un épuisement des surrénales peuvent également être confondus avec ceux de la l’hypothyroïdie (souvent subclinique) ou de l’hypoglycémie, d’où l’importance de consulter un naturopathe agréé pour mettre en perspective la condition.

 

Signes d’épuisement des surrénales pouvant varier d’intensité

Les plus courants sont :

  • Difficulté à sortir du lit le matin, souvent accompagnée d’une difficulté d’endormissement le soir
  • Diminution de la tolérance au froid
  • Fatigue constante durant la journée
  • Pression sanguine basse
  • Rage d’aliments sucrés ou d’aliments salés
  • Faiblesse musculaire, faible endurance physique
  • Épuisement ou grande fatigue après un exercice physique
  • Hypoglycémie
  • Aggravation ou sensibilité accrue aux allergènes ou asthme
  • Aggravation des symptômes hormonaux : irritabilité, sueurs nocturnes, bouffées de chaleur

 

Causes :

L’épuisement des glandes surrénales se produit lorsqu’un stress aigu ou un stress prolongé pendant un certain temps fatigue les glandes surrénales.

  • Stress aigu : décès d’un proche, divorce, chirurgie, etc.
  • Stress chronique : travail stressant ou surcharge de travail constante, quarts de travail variables, difficultés financières, traumatismes émotionnels, pensées négatives
  • Stress lié au mode de vie : manque de sommeil, exposition prolongée à certains polluants, difficultés relationnelles, mauvaise alimentation (carences)
  • Des périodes de stress   prolongées, une surcharge de travail de même que des chocs émotifs entraînent un épuisement ou une élévation chronique du taux de cortisol (hormone du stress).

De plus, la charge de travail des surrénales augmente pendant la ménopause, car ces dernières sont une des principales sources des hormones sexuelles, y compris l’œstrogène.

 

Conseils généraux pour favoriser une meilleure santé des surrénales

Il y a plusieurs façons de gérer le stress : rire, prendre un bain, etc. Une des meilleures façons est sans doute la respiration, un coutil puissant pour combattre le stress. Une des techniques qui a fait ses preuves est la « cohérence cardiaque ».

Plusieurs applications sont offertes sur votre cellulaire ou encore en vidéo sur You-Tube. La cohérence cardiaque ne prend que cinq minutes par séance et peut être réalisée 2 ou3 fois par jour.

Les aliments riches en sucres, les sucres raffinés (sirop de maïs, sucre blanc…) et les édulcorants doivent être évités autant que possible.

L’ajout de quelques pincées de sel de mer gris ou de l’Himalaya lorsque la pression a tendance à être basse est souvent bénéfique.

Limitez la consommation d’aliments contenant de la caféine (café et chocolat) en ne buvant qu’une ou deux tasses de café par jour maximum. Évitez d’en boire après 15 h.

Il est important de bouger modérément afin d’activer la circulation et de favoriser l’oxygénation. Un exercice trop vigoureux peut épuiser les réserves énergétiques. Il faut donc y aller modérément selon votre capacité.

Apprenez à dire « non » afin de ne pas subir une surcharge de travail journalière.

Mangez régulièrement des poissons sauvages, des algues, des noix et des graines, du poulet, de l’huile d’olive et de coco.

Souriez. Éliminez les émotions négatives, comme la colère et la haine.

Outre les conditions d’hygiène, certains suppléments peuvent s’avérer efficaces comme l’ashwagandha, la rhodiole, le ginseng sibérien, les huiles de poisson, le basilic sacré, la vitamine B5, le zinc, la vitamine C, etc.

 

Voici ma recette de boisson tonique préférée !

Boisson tonique

  • 1   citron   biologique 1½ tasse d’eau filtrée (ou plus, selon votre goût)
  • 1 c.à t. d’huile de coco
  • 1 c.à t. de collagène hydrolysé en poudre
  • ¼ c. à t. de curcuma en poudre
  • ½ c. à t. d’extrait de vanille (sans alcool)
  • ½ c. à t. de cannelle en poudre
  • ¼ c. à t. de gingembre en poudre ou ½ c. à t. de gingembre frais râpé
  • ¼ c. à  t.  de  muscade  en  poudre 1000 à 2000 mg de vitamine C en poudre
  • 4-5  cubes  de  glace  (ou  plus)
  • Quelques gouttes de stévia
  • 2-3 pincées de sel de l’Himalaya

 

Peler le citron en gardant un peu de la partie blanche sous la pelure. Passer au mélangeur, puis filtrer avec un tamis et conserver le jus. Mettre le jus de citron obtenu avec le reste des ingrédients, sauf les cubes de glace, dans le mélangeur. Ajouter les cubes de glace et ajouter de l’eau selon votre goût. Recette inspirée à partir de celle d’Adrienne du site Whole New Mom.

Les vertus de cette boisson sont multiples : reminéralisante (riche en potassium, sodium et électrolytes), anti-inflammatoire, tonique et digestive, riche en bioflavonoïdes, stabilisatrice de l’appétit et bon rapport glucides-protéines-acides gras. Elle peut être prise tous les jours durant plusieurs semaines. Super après une activité physique ou lors des grandes chaleurs !

Pour un accompagnement afin d’y voir plus clair, demandez conseil à votre naturopathe agréé.

 

Au plaisir !