Guide beauté zéro déchet

Publié le 13 juin 2019
Écrit par Shirley Séguin

Guide beauté zéro déchet
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Le virage vers un mode de vie zéro déchet commence pour plusieurs dans la cuisine, notamment avec l’achat d’épices et d’autres aliments secs en vrac.

 

Cependant, quand on y pense vraiment, nos produits de beauté et d’hygiène sont souvent loin d’être alignés avec le mode de vie zéro déchet. Les fameuses bouteilles de shampoing en plastique représentent 500 millions de déchets, chaque année… Ouf ! C’est plutôt dommageable, surtout quand on pense qu’ici même, au Québec, environ seulement 40 % de l’ensemble de ce que nous mettons au recyclage est réellement recyclé, faute de « place » et de sites de recyclage… Ordinaire, n’est-ce pas ?

Également, plus de 480 milliards de bouteilles en plastique ont été vendues en 2016 dans le monde, par rapport à environ 300 milliards il y a 10 ans. Si elles étaient placées bout à bout, ces bouteilles s’étendraient à plus de la moitié de la distance d’ici au Soleil.

Et votre brosse à dents en plastique, vous croyez qu’elle se décompose entièrement ? Malheureusement, les chances sont qu’elle finisse dans la décharge. Et une fois en décharge, la brosse à dents, très souvent en polypropylène et nylon ne se décompose pas. Les petites particules engendrées peuvent aisément se retrouver dans nos cours d’eau.

Donc, à la lumière de toutes ces informations, pourquoi ne pas tranquillement se diriger vers une routine beauté zéro déchet ? Voici un petit guide pratique pour vous orienter dans vos futurs choix.

 

Les produits de base et leurs remplaçants

Shampoings et revitalisants solides

Ces shampoings sont des pains solides, gorgés d’ingrédients super concentrés qui s’activent lorsqu’ils sont mélangés à l’eau. Lorsqu’ils entrent en contact avec l’eau, ils moussent. Ces derniers s’utilisent dans vos cheveux, comme tous les autres shampoings, pour nettoyer la chevelure et le cuir chevelu. La différence réside principalement dans sa forme, solide au lieu de liquide. Le même principe s’applique pour les revitalisants solides.

Dites-vous que pour chaque shampoing ou revitalisant solide que vous achetez, c’est une bouteille de plastique de moins dans l’environnement. Perso, cela fait plusieurs mois que j’ai fait le virage, et mes cheveux sont beaux, soyeux et poussent plus vite. De plus, cela vous permet de partir en voyage, avec des articles beaucoup plus légers et multi-usages.

 

Lingettes démaquillantes réutilisables

Les fameux cotons démaquillants, même s’ils sont biologiques, restent tout de même emballés dans du plastique et sont à usage unique. Dans le cas des cotons conventionnels, ils sont en plus blanchis au chlore, et ce processus est évidemment nocif pour l’environnement. Maintenant, il existe plusieurs solutions intéressantes pour les remplacer. Par exemple, plusieurs artisans québécois fabriquent des lingettes à partir de tissus originaux, lavables à la machine. Allez faire un tour dans les boutiques d’alimentation naturelle pour dénicher de vraies petites perles d’originalité.

 

Déodorants et produits de beauté de base en vrac

Les boutiques zéro déchet pullulent actuellement sur le marché et même vos boutiques de produits naturels préférées font de plus en plus le virage. Vous trouvez généralement sous un même toit, des rangées entières destinées aux produits en vrac.

Les déodorants, les nettoyants, les démaquillants et certaines crèmes de base, sont offerts en vrac. Vous avez seulement à penser d’apporter vos propres contenants propres, et le tour est joué ! Cependant, restez toujours vigilant et essayez de regarder si la boutique est propre, si les pompes sont propres parce que… Le vrac, c’est super, mais cela peut aussi devenir un véritable nid à bactéries, et vous pouvez avoir des réactions cutanées.

Assurez-vous également que le personnel sur place connaît quand même un minimum d’informations sur la peau, les réactions cutanées et sur la santé globale. N’ayez surtout pas peur de poser des questions sur l’origine des produits, sur les fournisseurs, etc. Vous pourriez être surpris, certaines pratiques sont un peu douteuses. Posez des questions !

 

La culotte menstruelle et la diva cup

Mon objectif n’est pas d’entrer nécessairement dans le vif du sujet, car je peux très aisément comprendre que la cup n’est pas pour toutes les femmes et même principe pour la culotte menstruelle. Cependant, vous ne perdez rien à au moins l’essayer. Si jamais cela vous plaît, c’est un gros impact que cela aura sur votre portefeuille et l’environnement.

 

Les brosses à dents

Comme mentionné plus haut, la plupart des brosses à dents ne sont pas biodégradables et sont aussi un fléau environnemental. Si vous êtes capable d’opter pour des brosses en bambou, par exemple, celles-ci sont compostables entièrement, sauf pour les petits poils de la brosse. Vous les coupez et pouvez ensuite composter le reste.

 

Faire vos propres recettes

Évidemment, si vous avez envie de vous y mettre, vous pouvez acheter certaines matières premières et confectionner vous-même vos cosmétiques. Encore une fois, prenez la peine de bien observer la propreté des contenants dans lesquels se trouvent vos matières premières, et idéalement, celles-ci devraient être loin de la lumière directe du soleil.