La mauvaise haleine, oups !

Publié le 15 juillet 2016
Écrit par Louise Lamontagne

La mauvaise haleine, oups !
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La mauvaise haleine est une véritable « peste » qui peut avoir de nombreuses causes.

L’ingestion de certains aliments comme l’ail, l’oignon, l’échalote et l’alcool donne à l’haleine une odeur forte, de même que le tabac. L’haleine fétide, par contre, est due le plus souvent à une infection dentaire (carie), nasale (rhinite, sinusite) ou broncho-pulmonaire (bronchite chronique, abcès du poumon). Cette même haleine apparaît lors de troubles digestifs (dyspepsie, gastrite, fermentations). D’autre part, si vous manquez d’acide chlorhydrique (estomac), les manifestations seront les suivantes :

  • Absence d’appétit ;
  • Impression de roche dans l’estomac ;
  • Ballonnements et gaz
  • Manque de salive
  • Bouche sèche ;
  • Mauvaise haleine.

 

AUTRES CAUSES :

  • Mastication mal faite
  • Maladies des gencives
  • Réaction d’un estomac vide si on saute un repas ou si on jeûne ;
  • Reflux gastro-œsophagien
  • Pancréas qui travaille mal
  • Constipation
  • Hygiène dentaire déficiente
  • Bouche sèche
  • Infections et sécrétions dans l’arrière-gorge.

 

MAUVAISE HYGIÈNE DENTAIRE

La soie dentaire est une pure merveille. Utilisez-la tous les jours après dernier brossage du soir. Elle évite l’accumulation de plaque dans les espaces interdentaires. Si vous le faites quotidiennement, l’hygiéniste n’aura sans doute que des compliments à vous faire dans le cadre d’un rendez-vous de détartrage !

Attention aux maladies des gencives. Une infection diffuse des gencives et des tissus de soutien de la dent peut être due à un défaut de brossage ou à une absence totale d’hygiène dentaire ; c’est une cause de déchaussement des dents.

 

POURQUOI AI-JE LA LANGUE « CHARGÉE » ?

La mauvaise haleine peut aussi provenir de la langue : des bactéries anaérobies sont générées et logées sur la langue, laissant sur celle-ci une couche de mucus blanchâtre, épais et visqueux. Regardez-vous dans le miroir et tirez la langue : moment de vérité, la langue doit être rose, propre et sans dépôts. La meilleure façon d’y parvenir consiste à se brosser la langue chaque fois que vous vous brossez les dents.

On peut avoir la langue « chargée » pour de multiples raisons. La bouche est un milieu légèrement alcalin (la salive est alcaline), ce qui assure un équilibre acido-basique favorable à la désinfection et à la destruction des micro-organismes. Comme la bouche est perpétuellement en contact avec l’extérieur, elle est exposée à quantité de microbes. Si l’équilibre acido-basique se modifie pour une raison quelconque, les microbes prolifèrent, donnant à la langue cette coloration blanchâtre et cette texture épaisse.

Une infection dentaire, une infection des sinus, de la fièvre (qui dessèche la bouche), des problèmes digestifs et la constipation sont autant de facteurs susceptibles de perturber cet équilibre. Les personnes très faibles, chez qui tous les processus organiques sont ralentis, ont souvent la langue « chargée ».

 

LA BOUCHE SÈCHE

En temps normal, la salive est sécrétée en quantité suffisante pour maintenir humides les muqueuses de la bouche. Les sécrétions salivaires augmentent quand les aliments y pénètrent pour lubrifier la nourriture, la dissoudre et entamer sa transformation chimique.

La bouche sèche est un désordre qui affecte davantage les femmes en vieillissant. On retrouve ce problème dans le syndrome de Sjögren. L’assèchement de la bouche provoque une diminution de la quantité et de la qualité de la salive, ce qui peut affecter l’état des dents et des gencives. Caries dentaires et maladies parodontales sont en partie attribuables à une augmentation de bactéries causée par la diminution du fonctionnement des glandes salivaires.

La bouche sèche se rencontre aussi durant les périodes de peur ou d’anxiété, lorsque la stimulation par le système sympathique prédomine.

 

L’HALEINE ET L’AIL

Un mangeur d’ail se reconnaît facilement à son haleine. Connu pour ses diverses vertus culinaires et médicinales, l’ail se caractérise par une saveur particulièrement tenace qui laisse des traces persistantes dans l’haleine et qui imprègne aussi la transpiration. Ces effets sont sans doute à l’origine de sa mauvaise réputation – lui qui pourtant possède tant de vertus.

La renommée de l’ail n’est plus à faire. On le dit diurétique, expectorant, stomachique, tonique, vermifuge, bactéricide et anticancérigène. Il se comporte aussi comme un antiseptique et un antibiotique. Comme l’ail débarrasse rapidement le tube digestif des bactéries nuisibles, il maintient l’intestin dans un bon état de propreté et de santé. Les essences aromatiques de l’ail sont donc des régulateurs hors pair de la flore bactérienne de l’intestin.

La saveur de l’ail n’apparaît que lorsqu’il est coupé, écrasé ou haché : la rupture des membranes de l’ail libère des substances qui deviennent actives à l’air libre ; plus l’ail est coupé finement, plus sa saveur est prononcée. C’est l’allicine qui donne à l’ail son odeur. La cuisson empêche la formation de cette odeur forte et élimine certains éléments chimiques thérapeutiques.

Fait surprenant, l’odeur désagréable de l’ail ne provient pas de l’estomac. Oui, le contenu de l’estomac a une odeur déplaisante même si nous n’avons rien mangé de particulièrement odorant. Mais cette odeur reste à l’intérieur de l’estomac (Dieu merci !) parce que l’œsophage est naturellement fermé.

Les odeurs d’ail, d’oignon, de curry ou d’alcool passent dans l’haleine par le sang et par les poumons. Les molécules odorantes sont absorbées par la circulation sanguine, d’où elles atteignent les poumons. Elles sont alors exhalées avec le gaz carbonique par la bouche et le nez. Elles sont également éliminées dans la sueur, dans les urines et, à un moindre degré, dans les selles. Pour rafraîchir la bouche après avoir mangé de l’ail, mâcher du persil, de la menthe ou des grains de café est une solution intéressante.

Ne comptez pas sur les autres pour vous signaler un problème d’haleine. Habituellement, on n’ose pas en faire mention. Si vous avez le moindre doute, posez la question en espérant qu’on vous dise la vérité !

 

RÉFÉRENCES

CARPER,Jean. Les aliments qui guérissent, Montréal, Éditionsdel’Homme,1990.

EN COLLABORATION. L’encyclopédie visuelle des aliments, Montréal, Québec Amérique, 1996.