Le petit guide pratique de survie à la forme longue de la COVID-19

Publié le 1 novembre 2021
Écrit par Anne-Isabelle Dionne, M.D.

Le petit guide pratique de survie à la forme longue de la COVID-19
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Le phénomène d’infection au virus SARS-COV2 n’a pas cessé de nous surprendre depuis son apparition sous la forme de la COVID-19 dans la collectivité.

Une des manifestations non anticipées de cette infection a été celle du syndrome de la forme longue de la COVID-19, caractérisé par la persistance de symptômes incapacitants au moins quatre semaines après une infection à SARS-COV2 confirmée. Une grande proportion des individus ayant souffert de la COVID-19 vont développer la forme longue de l’infection, soit 13 à 41 % des gens n’ayant pas été hospitalisés (donc souffrant d’une maladie moins sévère) et 25 à 89 % chez les gens ayant été hospitalisés, dont ceux admis aux soins intensifs (donc souffrant d’une maladie beaucoup plus sévère)[1].

Heureusement, on remarque que la plupart des personnes souffrant de cette affection récupéreront très progressivement dans les 12 semaines suivant l’infection. Dans une proportion moindre, certains préserveront des symptômes plus longtemps et le pronostic de récupération reste incertain avec les données dont on dispose jusqu’à maintenant.

Même des personnes dites « en santé » peuvent souffrir de la forme longue de la COVID, ce qui peut perturber considérablement leur capacité à effectuer normalement leurs activités de la vie quotidienne et leur retour au travail, étant donné la fatigue débilitante[2]. Il est donc important de mieux comprendre ce syndrome pour savoir comment agir afin d’en améliorer le pronostic.

 

On observe que certaines populations seraient plus à risque de souffrir de la forme longue de la COVID-19 : les femmes, les individus âgés, les gens obèses, les personnes souffrant d’asthme et/ou de maladie pulmonaire obstructive chronique ainsi que les individus présentant une forme plus sévère au début de la maladie (soit cinq symptômes et plus dans la première semaine de l’infection)[3].

Cliniquement, les signes et symptômes du « syndrome de COVID longue » sont nombreux, peu spécifiques et ressemblent beaucoup en général à ce qu’on retrouve chez les individus souffrant d’encéphalomyélite myalgique (syndrome de fatigue chronique). Il est intéressant de noter que ces symptômes peuvent aussi être observés après la vaccination à ARNm, à la suite de la réponse immunitaire engendrée par l’exposition à la protéine Spike produite par nos cellules[4].

En tout, plus de 200 symptômes ont été rapportés par rapport à 10 organes différents, les plus fréquents étant : une grande fatigue, un brouillard mental, un souffle court et une faiblesse musculaire[5].

Voici tout de même une liste plus exhaustive des symptômes observés :

  • Symptômes respiratoires : essoufflement, toux persistante
  • Symptômes neurologiques : fatigue intense, maux de tête, dépression, inhabilité à se concentrer, troubles de mémoire, insomnie, vertiges, attaques de panique, engourdissements
  • Symptômes musculo-squelettiques : malaises prolongés après un effort physique, douleurs musculaires et articulaires, incapacité à faire les activités habituelles d’une journée
  • Symptômes cardiovasculaires : palpitations, arythmies, chutes de pression, sudations anormales, syndrome de tachycardie orthostatique (STOP)
  • Symptômes gastro-intestinaux : perte d’appétit, diarrhée, nausées, vomissements
  • Symptômes dermatologiques : démangeaisons, éruptions cutanées, dermatographie, perte de cheveux
  • Symptômes ORL : écoulement nasal, éternuements, démangeaisons ou brûlures oculaires, acouphènes, troubles de l’odorat, maux de gorge

 

Au moment d’écrire ces lignes, la forme longue de l’infection à COVID-19 reste un syndrome encore mystérieux, en cours d’étude et pour lequel il existe plusieurs hypothèses expliquant sa physiopathologie sans nécessairement identifier de façon claire la marche à suivre pour permettre d’en atténuer les symptômes. Afin de mieux comprendre les différents mécanismes expliquant les diverses manifestations de la maladie, il est important de décrire plus en détail les hypothèses qui ont été soulevées concernant la persistance des symptômes à la suite d’une infection à SARS-COV2.

  1. Persistance du virus « fantôme »: Cette théorie suggère que des débris de virus ou que le virus lui-même persistent dans certaines cellules immunitaires (monocytes), se réactivant sous certaines circonstances et engendrant une inflammation chronique du système immunitaire dans l’objectif d’évacuer pour de bon les fragments de protéines virales qui se trouvent encore dans certaines cellules[6].
  2. Syndrome d’activation mastocytaire: Les mastocytes, un type de cellules immunitaires contenant des messagers chimiques concernés principalement dans les réactions allergiques, sont grandement affectés par le virus SARS-COV2. Lorsqu’elles sont stimulées, ces cellules présentes partout dans notre corps (y compris dans le cerveau) excrètent leur contenu riche en cytokines inflammatoires, en histamine, en tryptase, etc. Cela perturbe le fonctionnement intrinsèque de l’organe qui subit cette « attaque inflammatoire » et provoque de nombreux symptômes désagréables[7]. Cette réaction peut s’avérer encore pire pour les individus qui ont du mal à dégrader l’histamine à cause de troubles génétiques influant sur l’enzyme DAO.
  3. Réponse auto-immune avec inflammation systémique: Quelques études se sont penchées sur la détection d’auto-anticorps nouvellement apparus après une infection à SARS-COV2, comme quoi le virus aurait le potentiel de déclencher l’apparition de phénomènes auto-immuns. L’inflammation chronique issue de l’attaque répétée de nos cellules par notre propre système immunitaire pourrait expliquer une proportion des symptômes désagréables ressentis[8].
  4. Dysfonction mitochondriale: les mitochondries sont une structure cellulaire essentielle à la fabrication d’énergie (ATP). Si cette organelle cellulaire est dysfonctionnelle, la cellule qui l’abrite ne peut pas fonctionner correctement et peut mourir. La fatigue est le symptôme le plus commun de dysfonction mitochondriale. Une exposition trop importante à des toxines environnementales (métaux lourds, moisissures, pesticides, etc.), des déficits nutritionnels divers ainsi qu’une exposition accrue au stress oxydatif (destruction par des radicaux libres) sont des exemples de phénomènes qui peuvent engendrer une inhabilité à ce que les mitochondries fonctionnent normalement. Le virus SARS-COV2 semble aussi s’attaquer aux mitochondries des cellules que le virus envahit, de sorte qu’elles ne soient plus fonctionnelles pour assurer leurs fonctions habituelles par la suite[9].
  5. Microthrombi vasculaires: il a été démontré que la formation de microcaillots dans différentes artères du corps est un phénomène assez fréquent dans les formes sévères de la COVID-19, en raison du tropisme du virus pour les récepteurs AEC2 à l’intérieur des vaisseaux sanguins, et le cerveau ne fait pas exception à ce phénomène[10]. On a même remarqué des changements structurels de certaines régions du cerveau chez 55 % des individus à la suite d’une infection sévère à la COVID-19, ce qui explique la présence de nombreux symptômes neurologiques débilitants[11].
  6. Réactivation de pathogènes en dormance: plusieurs virus, bactéries, parasites ou champignons présents en petite quantité dans notre corps et dont la réplication est parfaitement contrôlée par notre système immunitaire habituellement compétent sont susceptibles de se réactiver et de causer des symptômes à la suite d’une infection à SARS-COV2. Ce virus cause tellement de perturbations immunitaires que notre organisme devient moins compétent pour assurer ses autres responsabilités. C’est particulièrement le cas du virus d’Eptstein-Barr (le virus causant la mononucléose) ainsi que du varicella zoster (le virus causant le zona ou la varicelle), qui peuvent se réactiver après l’infection à SARS-COV2[12].
  7. Dysbiose: Le microbiote intestinal est un « organe » essentiel du corps, participant non seulement à la digestion, mais aussi à la signalisation immunitaire, à la synthèse de vitamines et de neurotransmetteurs, à la régulation énergétique, etc. Il a été démontré que le degré de débalancement du microbiote corrèle avec le degré de sévérité des symptômes dans le cadre d’une infection à SARS-COV2, par le biais de la régulation de la réponse immunitaire de l’hôte[13]. La restauration d’un équilibre sain dans le microbiote de l’intestin est donc essentielle au rétablissement.

 

Il est bon de savoir que la vision fonctionnelle de la médecine s’ouvrant davantage à une approche intégrative a actuellement un meilleur succès dans la prise en charge des individus souffrant de la forme longue de la COVID-19. Plusieurs principes sont fondamentaux afin d’optimiser le niveau fonctionnel des individus et de diminuer progressivement les symptômes débilitants pour leur permettre de retrouver un état de santé le plus rapidement possible.

Voici donc quelques pôles thérapeutiques qu’il est important de considérer au cours de la guérison.

  • Alimentation favorable au bon fonctionnement du système immunitaire:
    • Faible en sucres et en glucides afin de renverser une possible résistance à l’insuline ou un taux de sucre trop élevé (les deux états étant très pro-inflammatoires);
    • Sans aliments transformés par l’industrie, qui contiennent des additifs alimentaires malsains, des gras de mauvaise qualité et souvent beaucoup de sucres, sous différentes formes, toxiques pour l’organisme;
    • Utilisation d’un mode de cuisson sécuritaire afin de réduire les produits de glycation avancés (AGE);
    • Réduction de la quantité d’histamine en cas de syndrome d’activation mastocytaire ou de troubles de la dégradation de l’histamine (par l’enzyme DAO), en éliminant les aliments les plus riches en histamine : alcool, produits fermentés, fruits séchés, épinards, avocat, aubergine, fromages vieillis, charcuteries, fruits de mer et certains poissons, repas de la veille, etc. ainsi que ceux qui peuvent déclencher la relâche d’histamine comme les tomates, les bananes, le germe de blé, les agrumes, certaines noix, les légumineuses, le chocolat, les colorants et additifs alimentaires, etc.
    • En augmentant la quantité de fibres et d’aliments fermentés contenant des probiotiques (si bien tolérés) pour encourager la croissance de bactéries saines dans le microbiote intestinal.
    • Ajout d’aliments « anti-inflammatoires » en grande quantité : aliments riches en oméga-3, une grande variété d’épices et de fines herbes, aliments riches en polyphénols (légumes, fruits, noix, graine, huile l’olive extra-vierge pressée à froid), etc.
    • Réduction de l’exposition à des allergènes alimentaires pouvant déclencher des intolérances, qui sont propres à chaque personne (gluten, produits laitiers, noix, œufs, légumineuses, etc.). Avant de retirer un aliment ou une classe d’aliments de son alimentation, il est fortement recommandé de consulter un professionnel afin d’être guidé dans ce processus pour que notre corps ne manque de rien!
  • Instauration graduelle de l’activité physique: commencer par de courtes séances d’intensité très légère afin d’éviter de déclencher des malaises physiques prolongés post-effort pouvant à l’inverse retarder la guérison en signifiant que la demande métabolique était supérieure aux ressources disponibles pour assurer la fabrication d’énergie et la réparation des dommages engendrés par l’exercice. La progression doit être très graduelle et très respectueuse des limites de son corps. Il n’y a pas place pour la performance et l’orgueil ici !
  • Stratégies de gestion du stress: le cortisol élevé de façon chronique est extrêmement délétère pour la santé du système immunitaire. L’ajout de pratiques méditatives, de respirations conscientes, de moments de détente ainsi qu’une réorganisation importante de sa vie pour éviter les stimuli pouvant engendrer un stress malsain sont des interventions utiles dans la prise en charge d’un état de fatigue chronique post-COVID-19.
  • Instauration d’un sommeil récupérateur: il est essentiel de favoriser un sommeil de bonne qualité pour optimiser le rétablissement du système immunitaire. Le sommeil devrait idéalement être d’une durée de sept à huit heures sans interruption, suivant le cycle circadien (c’est-à-dire dormir la nuit et être éveillé le jour), en réduisant l’exposition aux radiations électromagnétiques (wifi, télévision, téléphone, etc.), en diminuant l’exposition à la lumière bleue avant de dormir, en évitant les activités sportives et les gros repas au moins deux à quatre heures avant d’aller dormir et en faisant l’essai de suppléments de mélatonine pour aider à trouver le sommeil plus facilement.
  • Utilisation de la pharmacologie: Plusieurs agents ont été étudiés ou sont en cours d’étude pour contrer les effets indésirables de la forme longue de la COVID-19. Sans avoir émis de recommandations claires pour le moment, certains auteurs ont démontré les effets bénéfiques de l’ivermectine, de la cortisone et de la fluvoxamine (un antidépresseur de la famille des ISRS) dans le traitement de certains symptômes[14]. Le syndrome d’activation mastocytaire peut aussi être traité avec des anti-histaminiques de type 1 et de type 2 ainsi que d’autres antihistaminiques ayant un effet stabilisateur de membranes de mastocytes (ex. : rupatadine, kétotifène). Paradoxalement, une amélioration des symptômes post-COVID après la vaccination a été observée chez plusieurs individus, comme quoi l’activation immunitaire secondairement engendrée semble être bénéfique au rétablissement dans l’éventualité où le système immunitaire aurait été négativement perturbé par l’infection initiale à SARS-COV2.
  • Utilisation de la supplémentation: Plusieurs auteurs font état de la pertinence d’optimiser temporairement les apports en vitamine C, en oméga-3, en vitamine D, en quercétine, en CoQ-10 et d’utiliser certains champignons médicinaux ou botaniques surtout utilisés en médecine traditionnelle chinoise, qui ont démontré des effets significatifs positifs sur la modulation du système immunitaire[15],[16]. Il est impératif d’opter pour les services d’un professionnel compétent en la matière pouvant nous guider adéquatement avec l’administration de ces substances pour en consommer les bonnes doses et formulations afin d’en optimiser l’efficacité en fonction des données probantes et des interactions médicamenteuses potentielles.

 

En conclusion, la forme longue de la COVID-19 se manifeste par plusieurs affections atteignant de multiples organes et pouvant rendre l’hôte inapte à assurer ses tâches quotidiennes usuelles. Il est important d’en comprendre les causes pour ainsi mieux prendre en considération la physiologie dans le cadre d’une prise en charge médicale. Il est fortement recommandé que tout individu souffrant de ce syndrome puisse faire appel à une équipe de professionnels spécialisés dans l’optimisation des habitudes de vie pour augmenter le plus possible la probabilité de guérison sans séquelles. La vision de la médecine fonctionnelle, qui s’avère d’ailleurs plus intégrative, permet d’accompagner l’individu de façon personnalisée, selon ses propres besoins et sa propre physiologie.

 

RÉFÉRENCES

[1] https://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/INESSS/COVID-19/COVID-19_INESSS_Outil_prise_en_charge_COVID_longue.pdf

[2] Kabi, A., Mohanty, A. P., & Kumar, S. (2021). Post COVID-19 syndrome: A literature review. Journal of Advances in Medicine and Medical Research, 32(24): 289-295, 2020;. ISSN: 2456-8899

[3] Sudre, C., Murray, B., Varsavsky, T., Graham, M., Penfold, R., Bowyer, R., Steves, C., et al (2020, January 01). Attributes and predictors of Long-COVID: Analysis of COVID cases and their symptoms collected by the COVID symptoms study app. Retrieved February 25, 2021, from https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.10.19.20214494v1

[4] Guide to the Management of COVID-19“ by Dr. Paul Marik / FLCCC Alliance flccc.net/flccc-protocols-a-guide-to-the-management-of-covid-19

[5] Davis, H. E., Assaf, G. S., McCorkell, L., Wei, H., Low, R. J., Re’em, Y., Akrami, A., et al (2020). Characterizing long COVID in an international cohort: 7 months of symptoms and their impact. medRxiv. doi:10.1101/2020.12.24.20248802

[6] Guide to the Management of COVID-19“ by Dr. Paul Marik / FLCCC Alliance flccc.net/flccc-protocols-a-guide-to-the-management-of-covid-19

[7] Afrin LB, Weinstock LB, Molderings GJ. Covid-19 hyperinflammation and post-Covid-19 illness may be rooted in mast cell activation syndrome. Int J Infect Dis. 2020;100:327-332. doi:10.1016/j.ijid.2020.09.016

[8] Nahid Bhadelia et Al. Distinct Autoimmune Antibody Signatures Between Hospitalized Acute COVID-19 Patients, SARS-CoV-2 Convalescent Individuals, and Unexposed Pre-Pandemic Controls. https://doi.org/10.1101/2021.01.21.21249176. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.01.21.21249176v1

[9] Wood E, Hall KH, Tate W. Role of mitochondria, oxidative stress and the response to antioxidants in myalgic encephalomyelitis/chronic fatigue syndrome: A possible approach to SARS-CoV-2 ‘long-haulers’?. Chronic Dis Transl Med. 2021;7(1):14-26. doi:10.1016/j.cdtm.2020.11.002

[10] Chen, W., Pan, J.Y. Anatomical and Pathological Observation and Analysis of SARS and COVID-19: Microthrombosis Is the Main Cause of Death. Biol Proced Online 23, 4 (2021). https://doi.org/10.1186/s12575-021-00142-y

[11] Guide to the Management of COVID-19“ by Dr. Paul Marik / FLCCC Alliance flccc.net/flccc-protocols-a-guide-to-the-management-of-covid-19

[12] Gold JE, Okyay RA, Licht WE, Hurley DJ. Investigation of Long COVID Prevalence and Its Relationship to Epstein-Barr Virus Reactivation. Pathogens. 2021;10(6):763. Published 2021 Jun 17. doi:10.3390/pathogens10060763

[13] Yeoh YK, Zuo T, Lui GC, Zhang F, Liu Q, Li AY, Chung AC, Cheung CP, Tso EY, Fung KS, Chan V, Ling L, Joynt G, Hui DS, Chow KM, Ng SSS, Li TC, Ng RW, Yip TC, Wong GL, Chan FK, Wong CK, Chan PK, Ng SC. Gut microbiota composition reflects disease severity and dysfunctional immune responses in patients with COVID-19. Gut. 2021 Apr;70(4):698-706. doi: 10.1136/gutjnl-2020-323020. Epub 2021 Jan 11. PMID: 33431578; PMCID: PMC7804842.

[14] Guide to the Management of COVID-19“ by Dr. Paul Marik / FLCCC Alliance flccc.net/flccc-protocols-a-guide-to-the-management-of-covid-19

[15] Silveira D, Prieto-Garcia JM, Boylan F, et al. COVID-19: Is There Evidence for the Use of Herbal Medicines as Adjuvant Symptomatic Therapy?. Front Pharmacol. 2020;11:581840. Published 2020 Sep 23. doi:10.3389/fphar.2020.581840

[16] Huang J, Tao G, Liu J, Cai J, Huang Z, Chen JX. Current Prevention of COVID-19: Natural Products and Herbal Medicine. Front Pharmacol. 2020;11:588508. Published 2020 Oct 16. doi:10.3389/fphar.2020.588508