Les « sur » prises du temps des fêtes

Publié le 13 novembre 2015
Écrit par Nancy Richard, B. ÉD., n.d. Accompagnante à la naissance et B. ÉD.

Les « sur » prises du temps des fêtes
Coffret Deuil (1)

De temps à autre, j’aime me sentir nostalgique. Avec l’arrivée des doux flocons qui dansent dans le ciel, mes pensées voguent vers mes souvenirs d’enfant reliés aux célébrations du temps des fêtes.

 

JE ME SOUVIENS des repas cuisinés avec amour par ma grand-mère, qu’elle ne mitonnait que pour cette période de réjouissance, de mon père qui se déguisait en père Noël, de la musique qui donnait le sourire à tous et des siestes, couchée sur le lit recouvert des manteaux des invités.

Alors, pourquoi le temps des fêtes a-t-il changé de vocation aux yeux des enfants ? Pourquoi est-ce axé dorénavant sur l’abondance des présents et de la nourriture plutôt que sur le temps de qualité en famille ?

Prenons le temps d’aborder tous les aspects en « sur » exploitation durant la saison de Noël et les impacts de ces derniers sur nos tout-petits.

 

LA SURALIMENTATION

Avouons-le, même en tant qu’adultes, nous adorons nous sucrer le bec à Noël. Les pets de sœur, les tartes au sucre, et j’en passe. Les enfants ne font pas exception à la règle.

Nos petits gloutons consomment davantage de grignotines : du jus en abondance, des croustilles, des bonbons et des gâteaux, évidemment.

Notre rôle, en tant que parent, est de limiter la quantité de ces à-côtés et surtout de ne pas obliger notre enfant à finir son assiette, car il en a peut-être grignoté beaucoup et est plus à risque d’indigestion. Aussi, quitte à être rabat-joie, n’offrez pas de boisson gazeuse à vos enfants. La caféine a des pouvoirs stimulants, et vos enfants n’en ont sûrement pas besoin avec la surexcitation déjà présente attribuable à leurs nouveaux cadeaux !

Si vous recevez la parenté, pourquoi ne pas essayer plutôt de nouvelles pâtisseries à base de fruits et de pâtes de noix pour limiter le sucre et le gluten ? Privilégiez les crudités et les noix comme grignotines de fin de soirée. Vous pourriez également préparer des frappés aux fruits comme boisson festive.

 

LA SURSTIMULATION

Comme le dit si bien le dicton : « Trop, ce n’est comme pas assez », mieux vaut éviter à tout prix de sur-stimuler son enfant. Malgré l’acharnement, vous n’en ferez pas un petit Einstein ! Il est important de varier les types de stimulation, mais de ne pas les surcharger en nombre.

Il faut apprendre à décoder les signes de désintéressement de son enfant avant qu’il ne se sente trop incommodé. Certains bébés réagissent plutôt mal à la sur-stimulation. Quelques-uns en éprouvent de l’anxiété, d’autres bâillent par manque d’intérêt, et bon nombre d’entre eux pleurent.

C’est notamment le cas dans le temps des fêtes, où bébé passe d’une paire de bras à une autre, entend la musique très forte et sent des odeurs repoussantes.

Une bonne façon d’éviter que votre bébé se sente incommodé est de le porter dans un porte-bébé.

Le portage de bébé en écharpe comporte un lot d’avantages pour l’enfant, tels que le développement d’un meilleur tonus musculaire, une proximité avec sa mère, et j’en passe. Au niveau de la stimulation, le portage offre une occasion en or d’être stimulé. Le bébé observe le monde qui l’entoure tout en se sentant en sécurité, contre sa mère ; il sent les odeurs qui émanent de sa maman, il entend les bruits ambiants et le tambourinement du cœur de sa mère et, quelquefois, il est nourri dans cette position. Le bébé est entouré de diverses stimulations lorsqu’il est porté. Le fait de rester dans sa bulle lui évite d’être sur-stimulé, car il demeure plus aisément centré sur lui- même. De plus, c’est beaucoup plus respectueux de la morphologie du bébé.

 

LA SURCONSOMMATION

Je me sens le cœur joyeux à l’approche du temps des fêtes. Je vous en souhaite à tous un rempli d’amour ; au fond, c’est ce qui est le plus précieux !

D’autre part, je vois l’amoncellement de cadeaux et de papiers d’emballage et je me questionne…

De façon générale, les gens sont plutôt dépendants à l’argent. Ils consomment divers biens à une vitesse effarante et gaspillent les ressources de la planète. Le niveau de consommation s’élève au-dessus des besoins normaux et moyens.

La question que l’on doit toujours se poser avant de se procurer un bien est la suivante : ai-je vraiment besoin de cette chose ? Si la réponse est non ou peut-être pas, en évitant de l’acheter, on évite la surconsommation. Doit-on réellement posséder des objets en double ou en triple ? Doit-on réellement se procurer le tout dernier modèle et se débarrasser d’un encore bon ? Le fait de consommer en abondance a des répercussions au niveau de notre empreinte écologique. Plus d’achats, plus de déchets, plus de pollution, etc.

 

ACHAT DE SECONDE MAIN

On ne se le cachera pas, mais s’occuper d’un bébé, ça coûte cher. Selon le Conseil national du bien-être social, élever un enfant jusqu’à sa majorité coûte 180 000 $, soit 10 000 $ annuellement.

Afin d’épargner quelques dollars, lors des emplettes de Noël, il serait bon d’acquérir quelques biens usagés (vêtements, jouets, accessoires, meubles, etc.). De toute manière, au rythme où les enfants grandissent, est-ce qu’un bébé de six mois qui porte ses vêtements deux mois a le temps de les user jusqu’à la trame ?

Voici une liste d’endroits où l’on peut se procurer des biens de seconde main :

  • Au printemps et à l’automne, diverses ventes-débarras battent leur plein ;
  • Les bazars organisés dans des centres communautaires ;
  • Les friperies (le Village des Valeurs, Renaissance, etc.) ;
  • Auprès des particuliers (famille, amis, connaissances, etc.) ;
  • Sur Internet (LesPAC, Kijiji, etc.).

Avec ce mode d’achat, vous pouvez bénéficier d’économies substantielles.

 

MISES EN GARDE QUANT À LA SÉCURITÉ DES OBJETS USAGÉS

Il faut être plus vigilant lorsqu’on se procure certains accessoires et meubles pour bébé dans des marchés aux puces, des magasins de biens usagés ou auprès des particuliers.

Un banc d’auto, s’il a déjà été accidenté, même si aucun dégât n’est apparent, n’est plus bon. Étant donné qu’il a été fragilisé lors de l’impact, il n’est plus aussi efficace, donc est non sécuritaire pour l’enfant. Pour être sûr que le banc ne fait pas l’objet d’un rappel, vous pouvez vérifier auprès de Transports Canada. Les bancs sont aussi dotés d’une date de péremption.

Chaque année, de nombreux produits sont rappelés par les manufacturiers. Pour vous assurer que vos pièces d’équipement n’en font pas partie, vous pouvez consulter le site de Santé Canada.

Les lits d’enfants fabriqués avant septembre 1986 ne sont plus conformes aux normes actuelles. D’ailleurs, l’espace maximal entre les barreaux du lit ne devrait pas avoir plus de six centimètres. Le corps d’un bébé peut passer dans cet interstice, mais pas sa tête, ce qui pourrait être dangereux. Les lits d’eau sont également à proscrire pour les enfants.

Les barrières de sécurité extensibles fabriquées avant 1990 ne sont plus conformes aux exigences actuelles. Il est donc interdit au Canada de vendre des barrières de type accordéon en bois ou en plastique dur (losanges), car un enfant pourrait se coincer la tête dans un de ces losanges.

Les marchettes à roulettes ne sont plus fabriquées depuis 1989. Elles ont été remplacées par des centres d’activités stationnaires pour bébé.

 

LES ESPACES SURCHAUFFÉS

Tout bon parent ne veut pas que son petit grelotte inutilement. Il est vrai qu’il est primordial de maintenir votre bébé au chaud. Or, ne couvrez pas trop bébé ; une seule épaisseur (couche) supplémentaire par rapport à ce qui est confortable pour vous est nécessaire, surtout dans les maisons bien remplies de festoyeurs ; la chaleur y monte rapidement.

Afin de vous oxygéner davantage, profitez de la belle neige poudreuse pour aller pratiquer une activité physique à l’extérieur. Que ce soit le ski, la raquette, la marche ou même le traîneau, ce grand bol d’air frais vous fera grand bien et, de plus, cela vous permettra de bouger en famille. Les fêtes de Noël et du jour de l’An ne sont-elles pas des fêtes de l’amour familial ?

 

LES EFFETS NÉGATIFS

Tous ces petits accrocs dans la routine des enfants occasionnent certains effets indésirables.

D’abord, la fatigue vient au premier plan. Afin d’y remédier (et même pour vous, en cachette), pourquoi ne pas faire des siestes avec vos enfants ? Vous serez tous plus en forme pour les réveillons. Aussi, afin de ne pas rendre vos enfants survoltés, pourquoi ne pas entrecouper des activités stimulantes avec d’autres, plus calmes (lecture, casse-tête, dessin, etc.) ?

 

CONCLUSION

En ce temps des festivités, pensez à votre consommation ! Malgré tout, fêtez en grand et… mettez vos papiers d’emballage en lieu sûr pour l’an prochain !