Mars, mois de la nutrition intégrative

Publié le 20 mars 2016
Écrit par Francine Dubuc, T.S., PCC, n.d.

Mars, mois de la nutrition intégrative
Omega Alpha Digestion FR

Le but de cet article n’est pas de répondre à toutes vos questions au sujet de la nutrition. Nous souhaitons par contre réussir à éveiller en vous de nouvelles perspectives au sujet de la nutrition en particulier et de l’être humain en général.

Dans notre modèle matérialiste du monde, la nutrition se limite aux besoins du corps physique. Pourtant, dans une vision holistique, la nutrition intégrative nourrit tous les aspects de l’être humain.

L’être humain est composé certes d’un corps physique qui a besoin d’énergie (calories) et de nutriments. Ceux-ci proviennent de plusieurs sources, comme des macronutriments, dont les protéines, les glucides et les lipides, et des micronutriments, c’est-à-dire les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments. Tous ces éléments nutritionnels sont essentiels à nos cellules, afin de préserver leur intégrité et leur fournir l’énergie pour le maintien de la vie et de nos activités quotidiennes.

Par contre, ceci est une vision matérialiste et donc limitée. Quand nous comptons les calories consommées et dépensées par l’activité physique, nous omettons des éléments essentiels à la compréhension de la nutrition. L’être humain, pour maintenir sa vitalité, se nourrit d’autres formes de nutriments. Lesquels ?

Afin de répondre à cette question, explorons les différents modèles non matérialistes de la nutrition.

 

Modèles intégratifs, systémiques et énergétiques

Selon le modèle énergétique, nous ne sommes pas qu’un corps physique. Ce corps est constitué aussi des corps éthérique, émotionnel et mental. L’intégrité de tous ces corps influence notre état de santé et de mieux-être. Le modèle intégratif ou systémique considère non seulement l’être humain, mais aussi son contexte : l’alimentation, l’environnement, l’agriculture, les modes de production alimentaire, la culture socioéconomique, la génétique, les relations, la vie professionnelle, l’activité physique, la spiritualité, comme étant des sources d’énergie ou de perte d’énergie. Afin de mieux se nourrir sur tous les plans de notre être, nous prendrons bien soin de déterminer et de reconnaître nos véritables besoins. Ainsi, nous pourrons bénéficier d’une plus grande vitalité et qualité de vie. Prendre conscience de nos besoins véritables permettra de sortir du paradigme qu’il existe une «bonne diète», ou une formule «je mange bien» pour tous. Cette dernière expression, fortement utilisée dans le langage courant, reflète surtout des choix alimentaires qui sont en concordance avec la « culture nutritionnelle populaire » de notre temps et des modes alimentaires. Par contre, il existe le « gros bon sens » en alimentation sur le plan du corps physique : la nutrition cellulaire.

 

La nutrition cellulaire et émotionnelle

En partant des besoins des cellules composant notre corps, c’est une évidence que nos cellules n’ont pas besoin de friture pour performer… Elles ont plutôt besoin d’oxygène, d’eau, d’énergie, soit de nutriments qui varieront en diversité selon les besoins, l’étape de vie et le niveau d’activité. Je ne veux pas déplaire aux nutritionnistes, mais la science de la nutrition est apparue avec la période industrialisée… Les aliments transformés, l’alimentation minute et les additifs ont dès lors fait leur apparition. À coup de campagnes publicitaires de grande envergure, nous avons cru que l’alimentation moderne était une évolution. Erreur… Le mode de production des aliments et la vie sous pression que la plupart d’entre nous mènent ont influencé notre capacité à écouter nos signes de la faim, de la soif, du besoin de repos, et aussi de faire confiance à notre instinct alimentaire.

Nos cellules continuent malgré tout à nous envoyer continuellement des messages afin de garder notre homéostasie et notre bien-être. Les écoutons-nous ? Nous aimons-nous suffisamment pour vérifier les sources d’information multiples , qui ont parfois bien d’autres intérêts que notre santé ? Ceci dit, nous ne mangeons pas que pour la nutrition de nos cellules, nous mangeons aussi pour répondre à des besoins émotionnels et sociaux. L’enfant naissant, se nourrissant uniquement au sein de sa mère, reçoit non seulement une nourriture physique, mais également une nourriture émotionnelle tout aussi essentielle à sa survie.

Il reçoit l’amour et la chaleur humaine qui le réconfortent, le sécurisent et préparent son système digestif à mieux assimiler les nutriments contenus dans le lait maternel.

Le modèle matérialiste a aussi influencé le monde médical dans lequel nous sommes et la vision du corps humain1 . Chaque organe et chaque symptôme sont pris isolément. Cette vision non systémique fait en sorte qu’un médecin prescrit un médicament, qui peut avoir des effets secondaires à court ou à long termes sur l’ensemble de notre organisme. Changer notre modèle matérialiste du monde et du corps humain aujourd’hui, c’est comme à une certaine époque arrêter de croire que la terre est plate alors qu’elle a toujours été ronde. Notre vision influencera toujours nos actions. Revenons maintenant à notre sujet.

 

La nutrition intégrative

La nutrition intégrative2 reflète un paradigme plus global et systémique. Elle ne considère pas uniquement le corps physique, elle nourrit les différents aspects de l’être humain, qui sont interreliés. Donnons quelques exemples : une première personne se dit triste et a besoin de compagnie, ce qui lui fait du bien pour se sentir mieux. Son besoin de nourriture se situe sur le plan émotionnel, et non physique. Même si elle mangeait la meilleure crème glacée qui soit, cela ne lui fournirait pas la nourriture émotionnelle dont elle a besoin à ce moment-là pour se revitaliser émotionnellement.

Une deuxième personne se dit fatiguée ; malgré le fait qu’elle se nourrisse de « bons aliments », elle se sent moche… Comment ? Elle n’aime plus son emploi et vit des conflits au travail, lui causant un grand stress mental et émotionnel affectant sa santé physique et mentale. Le sommeil pourrait répondre aux besoins de récupération, mais ne nourrit pas son besoin d’un sentiment de satisfaction au travail et de relations gratifiantes.

Une troisième personne, est, quant à elle, en pleine forme. Elle mange une nourriture qui lui convient, sans plus, et ne fait pas d’excès, tant dans son alimentation que dans son travail. Elle a trouvé son équilibre de vie. Elle rayonne une joie de vivre si grande que l’on dirait qu’elle digère tous les aliments facilement.

 

La nutrition personnalisée et évolutive

La nutrition est assurément personnalisée, évolutive selon les étapes de la vie et fortement influencée par notre culture. Le livre Le yoga de l’alimentation3 précise que nous n’aurions pas la même alimentation selon notre évolution spirituelle ou notre rôle dans la vie. En résumé, plus nous serions dans un état d’amour, qui est la fréquence vibratoire la plus élevée, moins nous aurions besoin de consommer d’aliments, et la respiration pranique deviendrait la principale source d’énergie.

Par exemple, le corps physique des moines des hautes montagnes de l’Himalaya vibre à une certaine fréquence ; l’alimentation qui répond le mieux à cette fréquence permettra de maintenir leur santé, mais aussi de soutenir leur pratique de la méditation.

Cet article ne saurait être complet sans mentionner que des recherches ont mesuré la fréquence vibratoire de certains aliments ainsi que de maladies. Sur le plan du « corps émotionnel », les émotions ont aussi une fréquence vibratoire.

L’amour (joie, compassion) aurait la fréquence la plus élevée, alors que les émotions comme la colère, la peur et le regret auraient des fréquences vibratoires plus basses. Je vous suggère d’aller consulter le livre Les messages cachés de l’eau4 , qui illustre l’influence des émotions sur l’intégrité de nos cellules, qui sont composées entre 65 % et 90 % de leur poids en eau. Nos pensées et nos émotions sont d’une certaine façon aussi des sources de nourriture ou de toxines sur le plan de nos corps mental, émotionnel et physique. Pensez-y bien !

 

Références

1. Inspiré d’Au-delà de la médecine, notre esprit, de Dre Lissa Rankin.

2. Integrative Nutrition, de Joshua Rosenthal, fondateur et directeur de l’Institute for Integrative Nutrition.

3. Charles EISENSTEIN, Le yoga de l’alimentation. 4 Masaru EMOTO, Les messages cachés de l’eau.

4. Masaru EMOTO, Les messages cachés de l’eau.