Nouvelle vision du traitement du cancer : tuer le cancer sans tuer le patient !

Publié le 16 mai 2016
Écrit par Maurice Nicole, nd.a.

Nouvelle vision du traitement du cancer : tuer le cancer sans tuer le patient !
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L’ÉCHEC DE LA GUERRE CONTRE LE CANCER

Alors que j’étais à l’école primaire, on nous avait présenté un film au sujet d’un enfant atteint de cancer et des efforts héroïques déployés en vain pour le sauver. Le film se terminait avec un message d’espoir en la science, qui bientôt, nous assurait-t-on, trouverait le remède pour éradiquer le cancer.

Depuis, les décennies ont passé, des sommes pharaoniques ont été dépensées en recherches et en traitements, mais le cancer demeure toujours invaincu. Cette maladie est même devenue la principale cause de mortalité dans la plupart des pays industrialisés, où l’on estime que le cancer sera bientôt, s’il ne l’est déjà, responsable de quelque 30 % de tous les décès. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prédit une crise mondiale du cancer à l’échelle planétaire. D’ici 2025, le nombre de cas de cancers se déclarant chaque année devrait augmenter de 25 % et le nombre de morts de 39 %. En 2030, on s’attend à une augmentation de 75 % du nombre de cas.

Au Canada, des statistiques de 2013 révélaient que deux personnes sur cinq développeraient un cancer au cours de leur vie et que, sur la population totale, environ un Canadien sur quatre en mourrait. Pour cette seule année, on a établi que 187 600 Canadiens avaient reçu un diagnostic alors que 75 500 en étaient morts ! Ces mêmes données sont passées à 191 300 personnes diagnostiquées et à 76 600 décès en 2014.

 

LA MALADIE QUI FAIT PEUR !

Le cancer fait peur, et ce, peut-être plus que n’importe quelle autre maladie. La raison de cette peur est double. Premièrement, en dépit des sommes gigantesques investies dans la recherche et les traitements du cancer, très peu de progrès liés aux baisses de mortalité et aux augmentations de longévité ont réellement été observés depuis 50 ans.

Deuxièmement, les effets secondaires associés aux traitements classiques sont tout aussi redoutés que la maladie elle-même. Beaucoup de patients succombent des suites de ces traitements plutôt que de la maladie elle-même ; 15 % décèdent au même moment que s‘ils n’avaient pas reçu ces traitements et subi leurs terribles effets secondaires.

La chimiothérapie, qui est considérée comme étant le Saint-Graal de l’oncologie, n’a presque jamais fait l’objet d’études cliniques en double aveugle contre placebo. Il n’existe qu’une seule étude clinique en double aveugle contre placebo qui ait été effectuée pour évaluer la chimiothérapie ! Il s’agit d’une étude canadienne faite sur le Docetaxel, un médicament de chimio-thérapie. Avec le médicament, la période de survie fut de 7,5 mois contre 4,6 mois avec le placebo. Le gain de trois mois attribuable à la chimiothérapie fut acquis au prix d’effets secondaires tels que la perte de cheveux, de sérieux dommages à la moelle osseuse (4 morts), une toxicité pulmonaire et de graves dommages pulmonaires (21 %).

En fait de nombreuses études remettent en question l’efficacité réelle de la chimiothérapie à prolonger la durée et à améliorer la qualité de vie des patients. L’une des plus récentes et significatives a été publiée par le journal Clinical Oncology. Elle fut menée par trois oncologues australiens, le Pr Graeme Morgan, du Royal North Shore Hospital de Sydney, le Pr Robyn Ward, de l’Université de New South Wales – St. Vincent’s Hospital, et le Dr Michael Barton, membre du Collaboration for Cancer Outcomes Research and Evaluation, du Liverpool Health Service à Sydney.

Leur travail minutieux est basé sur l’analyse des résultats de tous les essais thérapeutiques contrôlés menés en Australie et aux États-Unis durant la période de janvier 1990 à janvier 2004. Les taux de survie des cinq premières années, mis au crédit de la chimiothérapie, ont été observés chez un total de 72 964 patients en Australie et de 154 971 aux États-Unis.

Malgré l’attitude de ces chercheurs, au départ optimiste, leur analyse prouve que pour la vaste majorité des cancers, la chimiothérapie ne contribue que dans une proportion d’un peu plus de 2 % à la survie des patients pendant cinq ans, soit 2,3 % en Australie et 2,1 % aux États-Unis.

 

NOUVELLE VISION, NOUVEL ESPOIR !

Il est possible de s’attaquer au cancer tout en protégeant les cellules saines ! En fait, contrairement à ce qu’on croit, il existe un très grand nombre d’agents anticancéreux non toxiques, efficaces et naturels.

Parmi ceux-ci figurent au premier rang les nutriments : les vitamines, comme la vitamine C ; les minéraux, comme le sélénium ; et de nombreux autres nutraceutiques que l’on retrouve depuis toujours dans l’alimentation humaine mais qui seront utilisés à des doses thérapeutiques.

Lorsqu’ils sont utilisés en quantité optimale, ils peuvent exercer différentes activités thérapeutiques sur l’organisme, dont une action cytotoxique sélective envers les cellules cancéreuses. L’utilisation de nutraceutiques à doses optimales pour prévenir ou traiter des maladies comme le cancer est une émanation directe de la médecine orthomoléculaire. Elle a été largement étudiée au cours des 60 dernières années. Ces applications anticancéreuses ont fait l’objet d’un grand nombre de travaux et s’appuient sur des bases scientifiques solides ainsi que sur d’innombrables recherches et travaux cliniques. Malheureusement, pour des raisons de préjugés, d’ignorance ou de conflits d’intérêts, ils demeurent la plupart du temps écartés de nos pratiques médicales courantes.

 

LA MÉDECINE ORTHOMOLÉCULAIRE EN BREF

La médecine orthomoléculaire a pris naissance dans les années 1950 avec les travaux du Dr Abram Hoffer Ph. D., M.D. Ses études portaient principalement sur le traitement de la schizophrénie par des nutriments (dont la niacine) utilisés à des doses optimales thérapeutiques. Cette médecine est aujourd’hui pratiquée dans une quinzaine de pays, par plusieurs milliers de médecins à travers le monde.

La médecine orthomoléculaire vise à restaurer un environnement idéal pour le corps en corrigeant ses déséquilibres ou ses lacunes sur la base de la biochimie individuelle. Elle utilise des substances que l’on retrouve présentes à l’état naturel dans l’organisme (vitamines, minéraux, acides aminés, oligo-éléments, acides gras, etc.) à des doses optimales pour prévenir ou guérir des maladies.

Les huiles essentielles constituent aussi des armes redoutables contre le cancer. Elles forment une alliance parfaite avec la médecine orthomoléculaire et elles ont ensemble un effet synergique. Au cours des dernières décennies, d’innombrables recherches ont confirmé l’activité anticancéreuse de nombreuses huiles essentielles. Ces études ont montré que les huiles essentielles et leurs composantes agissaient contre le cancer selon six modes d’action :

1. Antimutagénique : action qui prévient les mutations.

2. Antimitotique : action qui s’oppose à la division des cellules cancéreuses.

3. Apoptotique : action qui stimule le suicide des cellules cancéreuses.

4. Antiangiogénique : action qui empêche la création de nouveaux vaisseaux sanguins dans les tumeurs.

5. Immunostimulante : action qui stimule le système immunitaire.

6. Hépatostimulante : action permettant au foie de neutraliser les substances cancérigènes.

Ces recherches se sont déroulées in vitro et in vivo, autant chez les animaux que chez les humains. Comme les nutriments, les huiles essentielles exercent une action cytotoxique sélective en détruisant les cellules cancéreuses tout en épargnant les cellules saines. Les propriétés anticancéreuses des huiles essentielles semblent être aussi universelles que leurs propriétés anti-infectieuses ! Sans être exhaustives, plus de 500 références scientifiques sont citées à ce sujet dans le livre Tuer le cancer sans tuer le patient.

De plus, les huiles essentielles peuvent être avantageusement utilisées comme adjuvants pour traiter efficacement les problèmes de nausées causées par la chimiothérapie, les brûlures dues à la radiothérapie et les autres effets secondaires comme les infections nosocomiales, la douleur, l’anxiété, etc.

 

COMBINER LES NUTRIMENTS ET LES HUILES ESSENTIELLES À LA RADIOTHÉRAPIE ET À LA CHIMIOTHÉRAPIE

Les médecins et oncologues croient, à tort, que la prise d’antioxydants pourrait nuire à leurs traitements. Ils pensent qu’un antioxydant comme la vitamine C peut s’opposer aux effets pro-oxydants de leurs traitements et en réduire l’efficacité. Il n’en est rien !

Près de 80 études cliniques ont démontré que les antioxydants n’interféraient aucunement avec la radiothérapie et la chimiothérapie, et que leur efficacité s’en trouvait même accrue. De plus, il a été observé que les antioxydants protégeaient les cellules saines et réduisaient les effets indésirables des traitements classiques.

Des résultats publiés en 2007 dans Alternative Therapies in Health and Medicine concernaient l’emploi simultané d’antioxydants comme agents anti-cancéreux. Ils font état de 50 essais cliniques humains randomisés, et les observations menées impliquaient 8521 patients. Aucune interférence ne fut observée !

Depuis les années 1970, 280 études in vitro et in vivo portant sur le cancer et revues par des pairs ont montré de façon constante que les antioxydants et autres nutriments n’interféraient pas avec les autres méthodes thérapeutiques. La plupart du temps, ils améliorent même l’action cytotoxique de la chimiothérapie sur les cellules cancéreuses tout en diminuant ses effets secondaires et en protégeant les tissus normaux. Dans 15 études humaines, 3738 patients ont pris des antioxydants et d’autres nutriments sans ordonnance : ils ont augmenté la durée de leur survie.

 

CONCLUSION

Hippocrate, le Père de la médecine moderne, écrivait (il y a plus de 2000 ans) : « La bonne médecine est celle qui guérit. »

Le premier souci du médecin ou du thérapeute est d’insuffler l’espoir. Alors que les traitements classiques du cancer utilisés seuls sont souvent une source de désespoir, la nature regorge de solutions efficaces. L’utilisation conjointe et judicieuse de la médecine orthomoléculaire et de la médecine aromatique est porteuse d’espoir et peut permettre de réussir là où tout a échoué.

 

RÉFÉRENCES

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