Perte de poids

Publié le 15 mars 2017
Écrit par Daniel-J. Crisafi, nd.a., m.h., ph. d.

Perte de poids
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J’ai essayé divers produits et régimes « miracles » afin de perdre du poids. La majorité a échoué misérablement, tandis que d’autres ont donné des résultats temporaires, mais le poids est revenu rapidement après que j’ai eu terminé le produit ou le régime. À votre avis, y a-t-il un régime de perte de poids qui soit à la fois efficace et durable ?

 

Nous voici à la période où la perte de poids commence à avoir une urgence pour un grand nombre de personnes, votre question est donc très pertinente. En effet, d’après les statistiques les plus sérieuses, le début de l’année et le printemps sont les deux périodes durant lesquelles les gens pensent le plus à la perte de poids. Et, malgré le fait que le début de l’année est propice aux résolutions qui motivent une perte de poids, c’est durant le printemps que la perte de poids prend une urgence particulière. En effet, c’est durant le printemps que nous commençons à réaliser que la température se réchauffe, et que nous ne serons plus obligés de nous couvrir abondamment. Avec cet allègement vestimentaire vient une plus grande visibilité de nos courbes.

Avant d’aborder le sujet du « comment » concernant la perte de poids, j’aimerais aborder le « qui » et le « pourquoi ». Donc, je vais commencer par définir ce que sont le surpoids et l’obésité, puis, comment il est possible de les évaluer. Dans un deuxième temps, je vais aborder les raisons pour lesquelles la perte de poids est si importante pour celles et ceux qui ont un surplus de kilos. Et non, ce n’est pas avant tout ni surtout une question d’esthétique. Perdre du poids, nous le verrons, est avant tout une question de santé. Finalement, nous pourrons alors voir comment cet excès de poids peut être éliminé.

 

SURPOIDS ET OBÉSITÉ : MESURES

L’embonpoint se définit en général par une personne qui a un excès de masse grasse. L’obésité, quant à elle, est un excès de masse grasse qui entraîne des problèmes pour la santé. Il existe une variété de méthodes pour déterminer si quelqu’un a un poids normal, ou s’il a de l’embonpoint, ou s’il est obèse. La méthode la plus précise consiste à mesurer la masse grasse réelle du corps avec divers outils mis au point à cet effet. Celle-ci peut se faire avec l’aide d’une pince à plis cutanés ou d’une balance à impédance. Un entraîneur ou une clinique spécialisée sauront utiliser l’une ou l’autre de ces méthodes avec succès. Point important à noter : les balances à impédance généralement en vente dans les commerces n’ont pas la précision de celles utilisées par les professionnels dans les centres. Ces deux méthodes ont l’avantage d’évaluer le pourcentage de gras plutôt que le poids seulement. Cette évaluation est importante, car quelqu’un peut être en surpoids sans nécessairement avoir un excès de gras. C’est le cas des personnes ayant une forte ossature, une forte masse musculaire, ou les deux.

Il existe néanmoins deux autres façons complémentaires d’évaluer si vous êtes en surpoids ou obèse. Celles-ci consistent à évaluer l’indice de masse corporelle (IMC) ainsi que le tour de taille. Ces deux méthodes ont l’avantage de pouvoir être prises à la maison, sans aucun outil spécial, sauf un ruban à mesurer. Il faut par contre connaître son poids et sa taille. Cela dit, l’IMC a le désavantage de ne pas prendre en considération la masse musculaire ou osseuse.

Un gars ou une fille musclé(e) ayant de gros os pourrait donc avoir un IMC élevé sans pour autant être obèse. Néanmoins, ces deux mesures demeurent accessibles pour la majorité d’entre nous et fiables lorsqu’il est question d’évaluer le pourcentage de gras chez celles et ceux qui ne sont pas des athlètes.

L’indice de masse corporelle (IMC) requiert deux informations, votre poids et votre taille. Un simple calcul permet alors de déterminer votre pourcentage de gras. Vous pouvez utiliser la grille de calcul ci-dessous, ou vous pouvez utiliser les divers outils de calcul offerts en ligne.

Je vous en suggère deux :

 

Le tour de taille est aussi un marqueur important. En effet, un nombre important d’études soulignent que le gras abdominal est un indicateur du niveau de gras viscéral.

Or, ce type de gras est le plus dangereux lorsqu’il est question d’augmenter les risques de cancer ou de maladies cardiovasculaires.

Chez la femme, le tour de taille devrait être de moins de 88 cm (35 po) et chez l’homme, de moins de 102 cm (40 po).

La combinaison de l’IMC et du tour de taille permet d’évaluer le risque pour la santé de façon plus précise que l’un ou l’autre individuellement. À titre d’exemple, une femme avec un IMC normal et une taille de moins de 88 cm est à moindre risque qu’une femme ayant le même IMC et un tour de taille de plus de 88 cm.

 

POIDS INSUFFISANT ?

Avant d’aborder les dangers du surpoids, j’aimerais souligner le fait que d’avoir un IMC trop bas, soit de moins de 18,5, est aussi un facteur de risque par rapport à la santé. En effet, une étude publiée dans la revue de l’Association Médicale américaine a souligné que les gens ayant un poids insuffisant ont un taux de mortalité aussi élevé que les obèses, lorsque comparés aux personnes ayant un poids normal. De plus, les personnes maigres ont un risque accru d’ostéoporose, d’infertilité et de diminution de la fonction hormonale ainsi qu’un risque accru de désordres hormonaux.

 

SURPOIDS ET OBÉSITÉ : DANGERS

Le nombre de maladies associées à l’excès de poids est considérable. En effet, l’augmentation du gras corporel déclenche une cascade de réactions biochimiques qui augmentent le risque de développer certaines maladies. Fait important à noter, d’après l’Organisation mondiale de la Santé, d’ici 2020, l’obésité sera la cause majeure de décès dans les pays industrialisés.

  1. Le gras est requis pour la production d’hormones. Si une personne trop maigre peut souffrir de déséquilibres en raison de la baisse des niveaux hormonaux, une personne trop grasse peut quant à elle souffrir des problèmes causés par l’excès d’hormones. Le lien entre l’excès d’adiposité et les cancers hormonaux a été établi en ce qui concerne les niveaux les plus agressifs de cancer du sein et de cancer de la prostate.
  2. L’excès de poids augmente l’inflammation. En effet, des chercheurs à l’université d’Oslo ont découvert les mécanismes par lesquels l’excès de poids augmente le risque de plusieurs maladies, car il augmente l’inflammation systémique. Un corps en suroids est un corps continuellement enflammé. Cette inflammation peut alors causer une variété de dommages selon la prédisposition génétique et le mode de vie de l’individu. L’inflammation a un impact particulièrement important lorsqu’il est question de maladies cardiovasculaires.
  3. Malgré le fait qu’il est reconnu que la résistance à l’insuline est impliquée dans la prise de poids abdominale, il est aussi établi que l’excès de poids aggrave lui-même la résistance à l’insuline. Le patient est alors pris dans un cercle vicieux qui a pour conséquence divers désordres métaboliques importants.
  4. Il va de soi que l’excès de poids a aussi des effets purement mécaniques. En effet, celui-ci requiert plus d’efforts du muscle cardiaque et impose plus de stress sur les articulations. En plus d’être affectée par une inflammation accrue, la personne obèse aura à composer avec le dommage accru du surpoids sur ses articulations.
  5. L’excès de poids a aussi d’importantes répercussions d’ordre psychologique. En effet, d’après le chercheur David Katz, les personnes obèses ont nettement un plus haut taux de dépression que les personnes ayant un poids normal. L’obésité peut évidemment causer une importante baisse d’estime de soi.

 

EFFETS DE L’OBÉSITÉ SUR LA SANTÉ

  • Hypertension artérielle
  • Arthrose et autres problèmes articulaires inflammatoires
  • Maladies coronariennes
  • Cancers, notamment du sein, du côlon et de l’endomètre
  • Diabète de type 2
  • Accidents vasculaires cérébraux
  • Maladie de la vésicule biliaire
  • Dépression
  • Déséquilibres hormonaux
  • Baisse de libido

 

LES CAUSES

Les problèmes de surpoids dont souffrent la majorité de nos concitoyens peuvent être attribués à trois catégories de facteurs. Les facteurs énergétiques, les facteurs métaboliques et les obésogènes. La première catégorie est celle sur laquelle nous insistons le plus, soit l’apport comparé à la dépense calorique. Le calcul est assez simple : si quelqu’un veut perdre du poids, il lui suffit de brûler plus de calories qu’il ne consomme, de consommer moins de calories qu’il ne brûle, ou les deux. C’est là, la base des régimes de perte de poids standard.

La deuxième catégorie est celle des facteurs métaboliques. Nous savons en effet que la façon dont le corps gère les calories absorbées et ses dépenses énergétiques a un effet important relativement à la prise, ou inversement, à la perte de poids. Selon l’individu, le métabolisme plus lent aura pour effet de brûler moins de calories pour le même niveau d’activité physique. Nous connaissons tous des personnes qui semblent pouvoir manger des quantités impressionnantes de nourriture sans prendre du poids, et d’autres qui semblent prendre du poids rien qu’en regardant un menu. Le métabolisme, qui joue un rôle important par rapport à la gestion du poids, est rarement considéré à l’intérieur des régimes de perte de poids classiques.

La troisième catégorie est celle des xénobiotiques obésogènes. Pour celles et ceux qui me lisent régulièrement dans Vitalité Québec, le terme xénobiotique n’est pas nouveau. Une substance xénobiotique est une substance étrangère, généralement une substance chimique. Anciennement, on les nommait « toxines ». Or, de plus en plus d’études, dont certaines publiées dans la revue de l’association médicale américaine, JAMA, et dans celle des endocrinologues, Endocrinology, associent ces xénobiotiques à l’embonpoint et l’obésité. Ces xénobiotiques, qui peuvent comprendre des médicaments, des additifs chimiques, des produits de nettoyage et divers polluants environnementaux, ont d’ailleurs remporté l’appellation d’obésogènes. Or, un obésogène est une substance qui cause de l’obésité. L’un des facteurs les plus couramment négligés lorsqu’il est question de perte de poids est l’élimination de ces obésogènes.

 

PERTE DE GRAS— DÉFIS ET SOLUTIONS

La perte de gras n’est donc pas qu’une question d’équilibre calorique. En effet, au moins deux autres facteurs entrent en jeu lorsqu’il est question de maintenir ou d’obtenir un poids santé. Néanmoins, notre exploration dans cet univers de perte de poids, ou préférablement perte de gras, doit commencer avec une évaluation de l’équilibre énergétique.

 

L’ÉQUILIBRE ÉNERGÉTIQUE

L’approche de base lorsqu’il est question de perte de poids est qu’il faut consommer moins de calories que l’on ne dépense. Le corps devra alors piger dans ses réserves de gras afin de pallier le manque calorique. C’est une question mathématique assez simple qui est à la base de la majorité des régimes hypocaloriques.

Une personne qui consomme 2000 calories par jour, mais qui n’en utilise que 1750, a un excédent quotidien de 250 calories, soit 91 250 calories par année. Or, d’après l’Équation Harris Benedict, chaque 3500 calories excédentaire ajoutent une livre (450 grammes) de poids. Selon cette méthode de calcul, l’individu consommant 250 calories excédentaires par jour prendra 26 livres ou 11,79 kilogrammes durant l’année. Le calcul inverse est aussi simple, semble-t-il, l’individu n’a qu’à modifier son régime pour obtenir un apport calorique à la baisse, ou son niveau d’activité pour brûler plus de calories à la hausse, ou les deux, afin de perdre du gras.

Il est assez facile d’appliquer cette recette selon nos besoins et nos goûts, soit en mangeant moins, soit en faisant plus de sport. Malheureusement, cette méthode utilisée à elle seule a plusieurs inconvénients. Dans un premier temps, elle ne prend généralement pas en considération la qualité des calories. En effet, toutes les calories ne sont pas égales au point de vue de la perte de poids. Cent calories de protéines maigres et cent calories de sucre blanc n’ont évidemment pas le même effet sur la santé en général ou sur la perte de poids en particulier.

La qualité nutritionnelle d’une calorie a un rôle essentiel à jouer, rôle qui est souvent négligé dans ce type d’approche. Deuxièmement, il est possible de modifier l’équilibre énergétique de façon excessive. En effet, certains réduiront leur apport alimentaire de façon trop radicale tandis que d’autres feront trop d’activité physique intense. Si la deuxième erreur est peu fréquente, la première est très commune.

Pendant longtemps, les aliments étaient évalués presque exclusivement pour leur apport calorique. Par contre, nous savons aujourd’hui que les micronutriments, les vitamines et les minéraux sont aussi importants au maintien d’un poids santé que les calories. Réduire notre consommation alimentaire, c’est certes réduire nos calories, mais c’est aussi réduire notre apport de vitamines et de minéraux. L’un des dangers d’un régime à restriction calorique, donc, est qu’il peut causer des carences nutritionnelles. Mais il y a plus. Une baisse rapide de calories alimentaires ou une augmentation rapide de l’exercice peuvent avoir comme résultat à long terme une prise de poids !

 

Il ne suffit que de 96 calories excédentaires par jour pour ajouter 10 livres (4,53 kilos) par année… 

  • Un verre de vin de 125 ml fournit 90 calories.
  • Un demi (1/2) bagel nature fournit 97,5 calories.
  • Une tranche de pain blanc fournit 93 calories.

Si vous réduisez vos calories alimentaires ou que vous brûlez plus de calories, soudainement, votre corps, ne sachant pas que vous le faites volontairement, peut réduire son métabolisme. En effet, des personnes ayant suivi des régimes à restriction calorique trouvent souvent qu’il est de plus en plus difficile de perdre du poids. Ceci est vrai aussi lorsqu’il est question de faire de l’exercice intense. Dans les deux cas, plusieurs personnes découvrent qu’elles ne perdent pas de gras en faisant beaucoup plus de sport ou en mangeant beaucoup moins. Ces effets paradoxaux s’expliquent simplement par le fait que nos ancêtres éloignés ont souvent eu des périodes de restrictions alimentaires ou d’activité physique intensifiées. Durant ces périodes, et afin d’assurer la survie, le corps s’adapte tout simplement en devenant plus efficient sur le plan calorique : il réduit son métabolisme.

 

LE MÉTABOLISME

Le métabolisme peut être décrit comme étant « l’ensemble des processus complexes et incessants de transformation de matière et d’énergie par la cellule ou l’organisme ». http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/metabolisme/

Or, ce métabolisme joue un rôle crucial par rapport à la perte de gras. On dira de quelqu’un qui a de la difficulté à prendre du poids qu’il a le métabolisme rapide ou de quelqu’un qui a de la difficulté à en perdre qu’il a le métabolisme lent. Le métabolisme est un facteur essentiel dans l’équation des calories consommées par rapport aux calories dépensées. Un nombre important de personnes ayant un métabolisme fautif se culpabilisent malgré le fait qu’elles réduisent leurs calories, et lorsqu’elles sont plus actives, elles ne perdent que peu ou pas de poids. Le métabolisme peut donc être le maillon faible de la chaîne impliquée dans la perte de gras. Or, de nouvelles études démontrent que la thyroïde et les taux d’hormones impliquées dans la régulation du métabolisme peuvent être perturbés par les xénobiotiques.

 

LES XÉNOBIOTIQUES

Nous baignons dans un mélange de substances chimiques dont les conséquences sur la santé humaine ne commencent qu’à être comprises. Or, l’un des effets de certaines de ces substances est qu’elles sont obésogènes, c’est-à-dire qu’elles encouragent l’obésité. L’effet de ces substances se fait par le biais de différentes voies hormonales, mais le résultat en est le même. Nos cellules deviennent de plus en plus paresseuses lorsqu’il est question d’éliminer les gras.

Deux points sont à retenir ici. Premièrement, les efforts de perte de poids devraient inclure la réduction de ces substances de l’environnement de l’individu. Deuxièmement, un programme de perte de poids devrait inclure une forme de « cure de détoxification » afin de réduire le taux de xénobiotiques obésogènes accumulés dans le corps.

 

COMMENT DOIT-ON ALORS PERDRE DU POIDS ?

À la question « y a-t-il un régime de perte de poids qui soit à la fois efficace et durable ? », je dois répondre « oui », mais avec un bémol. En effet, il y a un régime de perte de poids, ou plutôt de perte de gras, qui est efficace, mais celui-ci est personnalisé.

En d’autres mots, il n’y a pas réellement de régime « grandeur unique ». Le régime idéal, celui qui assurera une perte de poids santé, est conditionné par plusieurs facteurs. Il faut que celui-ci soit adapté à votre horaire et à vos conditions de vie. Néanmoins, il existe quelques principes importants à retenir lorsqu’il est question de perdre du gras de façon saine. Sans vous offrir un programme de perte de gras précis, voici quelques principes qui peuvent vous aider à mettre au point un régime adéquat.

 

  1. Avant de faire un programme de perte de poids à proprement parler, faites une cure de détoxification « intelligente ».
  2. Ne réduisez pas trop vos calories. Il faut contrôler les calories de façon intelligente, mais pas les réduire excessivement. En effet, si vous réduisez trop vos calories, le corps pourrait devenir plus efficace en brûlant tout simplement moins de calories. Même si vous perdez du poids par ce procédé, vous allez le reprendre avec une vengeance à la moindre déviation du régime. Donc, réduisez les calories excessives, mais pas les calories nécessaires.
  3. Éliminez les calories vides autant que possible. Un aliment est une source de calories vides lorsque celui-ci fournit des calories sous forme de gras ou de sucre sans fournir une quantité adéquate de protéines, de vitamines ou de minéraux. Tous les aliments de grains raffinés (pains, pâtes et sucres) sont des aliments vides. Les sucres raffinés ne contiennent virtuellement aucun nutriment, mais ils sont saturés de calories. L’alcool est aussi un aliment vide, car celui-ci fournit d’importantes quantités de calories avec presque aucune vitamine ou aucun minéral et zéro protéine.
  4. Assurez-vous de consommer une quantité suffisante de protéines à chaque repas. La consommation de protéines a plusieurs effets sur le corps, dont l’augmentation du métabolisme, l’amélioration de la satiété et une amélioration de la glycémie. La consommation de protéines animales ou végétales est donc essentielle à tout programme de perte de poids. Par contre, un excès de protéines, comme c’est parfois le cas avec des régimes hyperprotéiques, peut aussi être préjudiciable pour la santé. Afin de contrôler l’excès de protéines, et surtout leur effet acidifiant, il faut s’assurer d’un apport supérieur en légumes.
  5. Il faut consommer de 50 à 60 pour cent de légumes aux repas du matin et du soir. Tout en étant alcalinisant, les légumes fournissent une quantité importante de vitamines et de minéraux. Une assiette qui contient de 50 à 60 pour cent de légumes ne peut pas contenir trop de protéines. Les légumes peuvent être consommés crus, cuits, en potage, en boisson frappée ou en jus. Les pommes de terre sont à proscrire durant ce type de régime à cause de leur densité calorique.
  6. La consommation de grains devrait se limiter à une fois par jour. Il n’est pas toujours judicieux d’éliminer tous les grains d’un régime de perte de poids, sauf sous avis d’un professionnel de la santé. Par contre, la consommation de grains devrait être limitée considérablement. L’idéal est de ne consommer que 35 grammes de grains par jour, soit l’équivalent d’une tranche de pain, une crêpe de sarrasin de 13 cm de diamètre, ¼ de tasse de pâtes ou de riz.
  7. Évitez la surconsommation de fruits et évitez complètement les jus de fruits. En effet, de plus en plus de chercheurs considèrent que le fructose, le sucre des fruits, est obésogène. Ne consommez donc pas plus de deux fruits moyens par jour durant le programme de perte de gras.
  8. Évitez le soya. En effet, la génestéine, une isoflavone du soya, est probablement obésogène.
  9. Évitez les additifs chimiques autant que possible. En effet, ceux-ci agissent comme des xénobiotiques obésogènes. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles ceux-ci peuvent causer un gain de poids. Il est d’ailleurs établi que les édulcorants artificiels, tels que ceux que l’on retrouve dans les boissons « diète », ont autant d’impact sur le gain de poids que les sucres eux-mêmes. De plus, lorsque possible, mangez bio afin de réduire votre charge de xénobiotiques. Ne sautez pas un repas, surtout le petit déjeuner. Lorsque vous gardez votre système bien nourri, celui-ci n’a pas besoin de stocker d’importantes quantités de calories en réserve sous forme de gras.
  10. Prenez un supplément de multivitamines et des minéraux. La prise d’un supplément de multivitamines et de minéraux peut aider à augmenter la perte de gras en augmentant l’énergie et en améliorant le métabolisme. Choisissez un produit à haute teneur en vitamines du complexe B fournissant aussi du chrome.
  11. Faites de l’exercice de résistance au moins trois fois par semaine. Ceux-ci peuvent inclure des exercices avec machines, poids et haltères, bandes élastiques ou poids corporel. Une séance suffisante pourra prendre aussi peu que 30 à 45 minutes par jour, trois jours par semaine. Ne négligez pas les exercices aérobiques tels que la marche rapide, le vélo, etc. Mais attention, si les exercices aérobiques intenses aident à perdre du poids plus rapidement, les exercices de résistance aident à avoir une perte de poids de plus longue durée ainsi qu’un meilleur maintien de la masse osseuse et musculaire.

 

QUOI D’AUTRE ?

Des problèmes métaboliques peuvent jouer un rôle important dans la difficulté qu’ont certaines personnes à perdre du poids. Dans la majorité des cas, c’est la thyroïde qui est alors concernée, et ce, même lorsque des analyses sanguines ne démontrent rien d’anormal. Afin d’obtenir des informations plus précises sur ce phénomène, je vous renvoie à mes articles sur l’hypothyroïdie qui sont parus dans les numéros de juin et de juillet/août 2016 de Vitalité Québec.

Le stress est un autre facteur qui peut influer sur la prise de poids. En effet, le cortisol, l’hormone de stress chronique, peut causer une résistance à l’insuline. Lorsque cette dernière se produit, il y a invariablement une prise de poids autour de la taille, ainsi qu’une augmentation progressive de cholestérol, de triglycérides et de glucose sanguin. Améliorer sa gestion physiologique du stress aura un effet positif indéniable sur le poids.

Un autre facteur souvent méconnu dans les problèmes de poids est celui des intolérances alimentaires. En effet, lorsqu’un individu consomme un aliment auquel il est intolérant, son métabolisme peut changer en faveur d’une plus grande rétention de gras. Il aura alors et ce, malgré un régime de privation importante. Découvrir si l’on a des intolérances alimentaires et éliminer les aliments auxquels on est intolérant aura des effets positifs surprenants par rapport à la perte de poids.

Finalement, il ne faut pas minimiser l’effet du microbiote sur le contrôle du poids. En effet, un nombre croissant d’études soulignent l’importance de la « flore intestinale » ou microbiote sur le contrôle du taux de sucre sanguin aussi bien que sur le contrôle du poids. Fortifier son microbiote avec un supplément probiotique peut alors être très utile à l’intérieur d’un programme global de perte de gras.

 

QUE DOIT-ON ÉVITER DE FAIRE ?

Évitez les produits, mêmes naturels, qui causent une hyperstimulation du métabolisme. Dans le passé, certains produits ont été mis en marché pour augmenter la perte de poids. Des cachets de caféine ou de la plante éphédra en sont deux exemples.

Ces produits stimulent en effet le métabolisme, mais ils peuvent aussi l’épuiser parce qu’ils stimulent à outrance.

Si quelqu’un, individu ou compagnie, vous offre de perdre du poids sans effort, ignorez-le. La perte de poids ne peut se faire que par des changements positifs à notre mode de vie, changements qui requièrent de l’effort. Si un individu vous promet que son produit ou sa technique vont vous faire perdre du poids sans l’adoption d’un régime sain ou d’une augmentation de votre activité physique, ne le croyez pas. Un tel individu est soit très mal informé, soit fourbe.

 

DERNIÈRE MISE EN GARDE

Il est probable que pour certains, la perte de poids semble difficile, voire impossible. Lorsque c’est le cas, il faut se rappeler trois choses. Premièrement, la perte de poids n’est pas impossible, certains n’ont tout simplement pas encore trouvé la pièce manquante à leur « puzzle pondéral ». Il suffit de continuer à chercher sans en faire pour autant une obsession. Deuxièmement, si la perte de poids s’avère difficile, voire impossible, il ne faut pas pour autant se laisser aller à manger n’importe quoi. Au contraire, les personnes qui font de l’embonpoint, tout comme les obèses, doivent gérer leur mode de vie avec plus de rigueur afin de compenser l’impact de leur poids sur la santé. Parce que l‘excès de poids augmente les risques de certains cancers et de maladies cardiovasculaires, la personne en excès de poids devrait être bien plus stricte que la moyenne en contrôlant les facteurs tels que l’alimentation et l’exercice. Une alimentation saine et de l’exercice réduisent en effet les risques de maladies cardiovasculaires même chez les obèses. Finalement, ne vous découragez pas, la perte de poids est toujours possible, même si pour certains, cela peut ressembler à un voyage sur une longue route sinueuse.

La route mène quelque part, à la santé.

 

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