Pour une énergie durable

Publié le 15 janvier 2018
Écrit par Sylvie Leblanc, n.d.

Pour une énergie durable
GUT-FX fr

Pour tous les gens soucieux de l’environnement, l’expression « énergie durable » amène sans conteste un respect pour la nature. Qu’en est-il de votre nature à vous, comment se comporte votre énergie, est-elle durable, constante, vacillante ?

 

En plein hiver, plusieurs se retrouvent encore plus affublés que d’habitude d’une perte d’énergie, d’une fatigue intense. On entend souvent « Je suis tellement fatigué, épuisé !», mais comment qualifier la fatigue, cela peut sembler arbitraire et des plus difficile à relativiser.

Il existe de nombreuses sources, qu’elles soient pathologiques ou reliées au mode de vie, qui amènent une fatigue intense, voire soutenue. Et il serait sage de ne pas prendre à la légère cet état, en consultant un professionnel de la santé si cette fatigue perdure plus que quelques semaines.

Dans les faits, cet état peut cacher différents problèmes de santé plus ou moins graves :

  • Certains problèmes reliés à l’immunité (certains types de cancers, VIH, hépatite, mononucléose ou Epstein-Barr, lupus, sclérose en plaques, etc.) ;
  • Certaines maladies reliées à des carences ou à une mauvaise assimilation de nutriments (anémie ferriprive, anémie pernicieuse, maladies inflammatoires de l’intestin, etc.) ;
  • Certains problèmes de santé reliés à l’hygiène de vie ou à l’héritage génétique (diabète de type II, hypoglycémie, obésité, etc.) ;
  • Certains syndromes métaboliques tels que l’hypothyroïdie, le diabète de type II, le syndrome de fibromyalgie, le syndrome de fatigue chronique, le syndrome métabolique, la dépression, la dépression saisonnière, l’insuffisance des surrénales, la maladie de Cushing, etc. ;
  • Symptômes reliés à l’hygiène de vie : manque ou piètre qualité de sommeil, manque de repos psychologique ou émotionnel, trop de stress mal géré, manque d’hydratation, mauvaise oxygénation, carences ou déficiences nutritionnelles, etc.

Une fois que votre fatigue latente est passée à travers tous les tamis des différents diagnostics possibles à force d’exclusion, par la médecine actuelle, il y a une option qui explique le manque d’énergie. De plus en plus reconnues dans les dernières années, de toutes petites particules attirent l’attention des professionnels de la santé plus progressistes, ouverts à une vision « holistique » du fonctionnement du corps humain. Heureusement, nous redécouvrons l’importance du fonctionnement des mitochondries. Ces dernières peuvent entraîner des symptômes variés, voire la dégradation de certains tissus ou organes. Selon le Dr Joseph Mercola, dans son ouvrage Fat for Fuel, la santé des mitochondries est en relation directe avec certains troubles cardiaques, le diabète, l’épilepsie, la maladie de Parkinson, les cataractes, certains aspects de la surdité, l’autisme, certains accidents vasculaires, la myopathie mitochondriale, etc.

Les mitochondries produisent ainsi près de 90 % de l’énergie cellulaire. Les organes, les plus gros consommateurs d’énergie, sont généralement touchés par ces maladies, qui peuvent concerner à la fois les enfants et les adultes. Les mitochondries sont des organites situés à l’intérieur de la cellule, d’une taille avoisinant un micromètre de longueur. Elles sont constituées d’une membrane externe et d’une membrane interne. Incroyable de penser que de si petites particules puissent avoir un tel impact sur l’énergie et le plein fonctionnement de nos cellules.

Les mitochondries jouent un rôle primordial dans la respiration cellulaire et dans la production énergétique, indispensable au déroulement des fonctions de la cellule. Les enzymes qu’elles contiennent participent aux différentes réactions impliquées dans la chaîne respiratoire. Ces enzymes décomposent les nutriments apportés par l’alimentation en molécules simplifiées.

Pour favoriser la santé et les actions essentielles des mitochondries, le Dr Joseph Mercola préconise un programme complet, ce qu’il appelle le MMT, soit le « Mitochondrial Metabolic Therapy ».

Ce mode de vie est très bien détaillé dans l’ouvrage Fat for Fuel, qui propose de nombreuses recommandations sur l’hygiène de vie :

  • L’action défavorable des fertilisants de synthèse ;
  • L’action accablante des additifs alimentaires ;
  • Des répercussions de l’utilisation, dans les dernières années (1974-2016), sur les sols et les cultures du « glyphosate » (pesticide), qui, selon le Dr Mercola, est une énorme menace à la santé mitochondriale. Le glyphosate empêche certains minéraux, dont le manganèse, d’être assimilés. Or, les mitochondries ont besoin du manganèse pour participer à certains processus métaboliques. De plus, ce pesticide, toujours selon le Dr Mercola, interfère avec la production d’ATP. Or, la création de l’adénosine triphosate (ATP) est garante de l’énergie de votre organisme. L’ATP est consommée dans les cellules par les processus biochimiques et physiologiques qui requièrent de l’énergie (de l’oxygène) et est continuellement régénérée par les processus qui libèrent de l’énergie. L’individu ne compte pas moins de dix mille milliards de mitochondries responsables, chaque jour, de la production d’environ 40 kg d’ATP. Imaginez un peu l’importance de ces mitochondries, pour effectuer tous les travaux nécessaires au maintien en vie de nos cellules et aussi à notre énergie.

Il n’y a pas que les abeilles qui sont affectées par certains engrais et pesticides, ces minuscules particules à l’intérieur de nos cellules que sont les mitochondries le sont aussi !

Nous avons donc tous avantage à consommer des aliments sains, biologiques, exempts d’engrais et de pesticides de synthèse ;

  • Dans l’article The Harmful Effects of Electromagnetic Fields Explained, sur le site du Dr Mercola, ce dernier mentionne que les radiofréquences (cellulaire, Wi-Fi, four à micro-ondes, compteurs à radiofréquences, etc.) peuvent affecter les fonctions et la biogenèse des mitochondries. Il recommande de fermer le Wi-Fi pour la nuit, de dormir loin du compteur à radiofréquences, de cesser l’utilisation du four à micro-ondes et l’utilisation du Bluetooth, pour le moins, surtout chez les personnes souffrant de maladies neurologiques, dégénératives et cardiovasculaires ;
  • Les échanges et la production d’oxygène sont importants pour les mitochondries, donc s’assurer d’avoir une oxygénation maximale et un air ambiant sain. Une activité de respiration consciente, comme avec le yoga, ainsi qu’un air extérieur et intérieur le moins pollué possible, dans nos hivers, sont aussi des atouts ;
  • L’hydratation est aussi primordiale, assurez-vous d’avoir une eau de qualité comprenant des minéraux sans limites (vous pouvez ajouter à votre eau du jus de lime ou de citron, du vinaigre de cidre de pommes, etc.), des thés biologiques ou du café (vous pouvez ajouter à vos thés et cafés de l’huile de coco, du beurre bio clarifié ou ghee, de la crème bio, de la cannelle, du citron), des bouillons maison de légumes, de poulet biologique, de poissons, aux herbes, etc.

 

Contrairement aux régimes sans gras et à haute teneur en produits céréaliers complets, le Dr Joseph Mercola préconise un régime MMT, afin d’optimiser le fonctionnement de ces petites usines à énergie que sont les mitochondries.

  • Réduire au maximum les glucides, soit moins de 4 à 10 % de vos calories quotidiennes ou moins de 40 g par jour de glucides, et consommer sous forme de légumes, de légumes-fruits, riches en fibres, ou quelques baies remplis d’antioxydants.
  • Voici une courte liste des légumes qui favorisent un bon fonctionnement des mitochondries : asperges, avocats, brocolis, choux de Bruxelles, chou, chou-fleur, chou frisé (kale), céleri, concombres, champignons, verdures (mesclun, cresson, mâche, etc.), bok choy, épinards, courgettes, dans un premier temps, puis aubergines, ail, oignon, panais, poivrons, rutabagas, navets, tomates, courges d’hiver, etc. Il y a là de nombreux légumes du terroir qui rassasient et comportent des fibres intéressantes, garantes de la formation d’un microbiome sain.
  • Le régime MMT préconise une assiette qui s’approche d’un régime cétonique, donc, de préférence, sans gras trans. Par contre, des gras saturés de qualité comme l’huile de coco, pour ses triglycérides à chaînes moyennes (TCM), le lait de coco, le gras de canard, l’huile d’avocat, le ghee (ou beurre clarifié), mais aussi l’huile d’olive sont privilégiés. Ce que l’on ne nous dit pas, c’est que les mitochondries sont spécialement conçues pour utiliser les graisses et non les glucides comme source d’énergie. Imaginez un peu toutes ces années et ces régimes divers qui préconisaient le mode « sans gras », pas étonnant que l’on se retrouve aujourd’hui avec autant de maladies reliées à l’énergie, pauvres petites mitochondries affamées !
  • Au niveau des protéines, le Dr Mercola préconise du côté végétal les graines et les noix suivantes : noix de macadam, noix du Brésil, graines de chia, lin, noix de pécan, noisettes, graines de chanvre, graines de citrouille, graines de sésame noires, pépites de chocolat cru, etc.

 

Les produits laitiers convenables selon le régime MMT sont les fromages fermes comme le cheddar, le parmesan, les fromages considérés comme gras (comme le brie, etc.), la crème biologique, la crème sure biologique, le vrai fromage à la crème bio, etc.

Les viandes et les poissons et fruits de mer (coquillages) de qualité et de préférence biologiques ou provenant de pêches durables font partie de ce régime, pour favoriser l’énergie des mitochondries et brûler les graisses.

Notez que cette liste d’aliments et de facteurs de santé des mitochondries n’est pas exhaustive. Chaque démarche demande à être personnalisée, afin de maximiser les résultats.

Je ne suis pas étonnée de voir l’étendue des écoles de pensée quant à l’alimentation. Nos connaissances évoluent et, d’une certaine façon, se recyclent, retouchent des éléments que nous avions oubliés. Comme nous sommes tous différents, avec des besoins, des problèmes de santé différents, avec des philosophies de vie différentes, c’est à chacun de voir ce qui lui convient le mieux. Il n’empêche que le régime et les considérations d’hygiène de vie mentionnés dans ce programme très complet en explications et en références se rapprochent quelque peu de ce que nos ancêtres pouvaient consommer et vivre. La surconsommation de sucreries, de colorants ou d’additifs, de même que les pesticides et engrais de synthèses n’existaient pas, les radiofréquences non plus. Sans vouloir être réactionnaire, nous utilisions les gras d’animaux sans problème. Pensez-y, si nous devions, en raison de différentes circonstances, vivre dans une certaine autarcie de nos cultures et de nos élevages pour survivre, nous aurions un travail physique plus intense, un air plus propre, de l’eau et une alimentation qui ressembleraient beaucoup au régime nordique ou MMT. Comme quoi, pour tous ceux qui ont un grave problème d’énergie ou des mitochondries en perte d’énergie, un retour à des valeurs plus traditionnelles pourrait être salutaire. Alors, avec une nouvelle année, lancez-vous dans de beaux mijotés de qualité, avec des légumes du terroir, des protéines, des gras de qualité biologiques, et diminuer considérablement vos sources de glucides, après les fêtes, ce n’est pas une mauvaise chose ! Je vous souhaite de disposer d’une belle énergie stable et sereine, afin de profiter de chaque jour qui nous est donné.

Notez bien : il n’est pas souhaitable pour certaines personnes présentant des conditions médicales particulières de suivre les conseils contenus dans cet article. Consultez un professionnel de la santé dans le doute, si vous êtes à la recherche de solutions et de protocoles personnalisés. Le régime préconisé par le Dr Mercola ne correspond pas à un régime végétalien.

 

RÉFÉRENCES

Mercola, Dr Joseph. Fat for Fuel, Hay House, États-Unis, mai 2017, 339 p.

Mercola, Dr Joseph. The Harmful Effects of Electromagnetic Fields Explained, site Web
du Dr Joseph Mercola, https://articles.mercola.com/…/electromagnetic- fields-harmful-effects.aspx.