Une saison pour préserver l’énergie des reins ?

Publié le 1 novembre 2021
Écrit par Sylvie Leblanc, n.d.

Une saison pour préserver l’énergie des reins ?
Coffret Deuil 2

Selon les grands principes de la médecine traditionnelle chinoise (MTC), certains organes ont plus ou moins d’énergie en fonction des saisons. Toutefois, le creux de l’hiver est la période au cours de laquelle les reins sont le moins performants, toujours selon la MTC.

Les reins sont si précieux qu’ils sont protégés sous vos côtes arrière. Ce sont des organes d’élimination, qu’on appelle des émonctoires, qui filtrent le surplus de minéraux, les déchets du catabolisme humain, comme les résidus plus acidifiants, et qui participent à l’équilibre hydroélectrolitique et acidobasique. Les reins filtrent certaines toxines néfastes au bon fonctionnement de votre organisme au même titre que des éléments qui s’accumulent dans votre sang, notamment l’urée et la créatinine.

Les reins filtrent aussi les cellules sanguines rejetées de même que les protéines qui ne sont pas retenues par le sang, donc pas considérées comme étant essentielles. Pour garantir le bon fonctionnement de vos reins, en fonction de votre nature, il ne faut donc pas abuser de surplus de minéraux concentrés, de produits chimiques. Assurez-vous de boire suffisamment, mais pas de façon excessive, une eau la plus pure possible.

Les personnes ayant par le passé expérimenté des lithiases (pierres aux reins), celles qui ont une faiblesse organique génétique ou un rein en moins, qui ont fait ou font des crises de goutte ou des infections urinaires à répétition doivent essayer de ne pas abuser des fonctions du rein. Lorsque les tubulures interstitielles des reins, les néphrons, sont atteintes ou lésées, elles ne se régénèrent pas, contrairement à certaines cellules d’autres organes. Le néphron est l’unité structurale et fonctionnelle du rein ; il permet la formation d’urine. Chaque rein humain en contient environ un million, donc un corps humain en compte près de deux millions.

 

Selon l’intensité et la cause de l’inflammation ou de l’infection des tubulures (néphrons) à court ou à moyen terme, si la situation n’est pas sérieusement prise en compte, une insuffisance rénale peut survenir.

Les reins sont aussi pris à partie de façon exceptionnelle lors d’une perte de poids. Saviez-vous que dans les tissus adipeux (la graisse) se trouve un ensemble de polluants, d’hormones, de toxines et de métaux lourds stockés par défaut dans le surplus de masse ? Aussi, lorsque vous êtes en période de jeûne ou en carence de calories, vous perdez de la masse graisseuse, et votre organisme utilise ces lipides pour les transformer en énergie essentielle à votre survie. Comme nous sommes tous différents et que notre bagage génétique et notre parcours peuvent différer, il serait sage d’observer et d’analyser votre profil avant de vous lancer dans le dernier régime en vogue ; avez-vous tous les attributs nécessaires pour entamer des démarches extrêmes qui auront une incidence sur votre foie et vos reins, entre autres ? N’oubliez pas que certaines toxines rejetées par le foie peuvent aussi être filtrées de nouveau par le rein.

Il serait sage de veiller au bon fonctionnement de vos reins, en tenant compte de votre nature. Nous sommes une usine à transformations chimiques. Ce corps qui vous permet d’aimer et de vivre opère constamment des transformations et réagit à vos émotions, mais aussi aux aliments, aux boissons et à l’environnement (p. ex., pollution, moisissures, air ambiant). Il ne tient qu’à vous de l’aider, en fonction de vos forces et de vos faiblesses.

Voici donc les aliments qui, d’après leur essence, sont chargés en éléments plus ardus pour des reins quelque peu fatigués ou déjà abîmés par des infections passées ou des lithiases, ou qui sont plus fragiles de naissance. Il serait donc sage de ne pas en abuser ou de suivre les recommandations des professionnels de la santé.

Les aliments qui sont riches en oxalates, en xanthines, en purines, ne sont pas particulièrement les alliés des reins si vous avez ou avez eu des épisodes de faiblesse dans leurs fonctions. Il faut en consommer à l’occasion seulement, à déterminer avec votre professionnel de la santé.

Voici un tableau qui vous donnera des idées sur le contenu de molécules favorables ou non à mettre dans votre assiette, afin de préserver la vitalité de vos reins, pendant une période d’essai.

À ÉVITER pendant la période d’essai À CONSOMMER de préférence pendant la période D’ESSAIE
Sources de purines : protéines animales, bœuf, porc, charcuterie, ris de veau, abats, homard, sardines, crevettes, etc. Poissons, poulet, dinde, œufs (la partie blanche de l’œuf contient plus d’albumine, donc il faut en consommer moins)
Sources végétales de purines : café, thé, chocolat, lentilles, fèves rognons, tofu (en excès), etc. Café de céréales et infusions de préférence biologique : reine des prés, sureau, pissenlit, chiendent, barbe de maïs bio et verge d’or, cassis
Aliments acidulés comme les marinades, les saumures, le vinaigre blanc et le vin, ainsi que le glutamate monosodique et les sulfites « Molkosan » (concentré de petit lait lactofermenté) ou vinaigre de cidre de pommes non filtré, bio, avec la présence de la « mère » (ferments)
Sources très élevées d’acide oxalique :

Les légumes : épinards, bette à cardes, rhubarbe, betteraves, asperges, oseille, patates douces, pommes de terre, pommes de terre mauves, chou frisé (kale) vert foncé ou pourpre, pois mange-tout, etc.

Les fruits : bananes plantains, abricots, grenade, carambole, baies de goji (séchées), figues, etc.

Les légumineuses : haricots noirs, fèves adzuki, haricots rouges, haricots canneberges, fèves de soya, etc.

Les noix et grenailles : noix de cajou, noisettes, noix de pin, noix du Brésil, amandes (en excès), graines de sésame, graines de chanvre, graines de pavot, etc.

Les céréales ou pseudocéréales : quinoa, sarrasin, amarante, teff, etc.

Sources plus faibles en éléments à résidus acides, de préférence biologiques :

Les légumes : cresson, persil, oignon, ail, courges d’hiver, citrouille, courge musquée, delicata, rutabaga, rabiole, panais, concombre, céleri-rave, laitue, chicorée, chou, carotte, pissenlit, champignon blanc, bok choy, poivron rouge et jaune, chou, courgettes (zucchini), chou-fleur, poireau, radis, endives, roquette, rapinis, avocat mûr, brocoli, chou-rave, germinations et pousses, topinambours, etc.

Les fruits : melon d’eau, papaye, bananes, dattes, pomme rouge et jaune délicieuse, canneberge, pêche, nectarine, poire, cerises, raisins, bleuets, etc.

Les légumineuses : fèves de lima, lentilles du Puy, etc.

Les noix et graines plus faibles : noix de coco, graines de citrouille (courges), tournesol, pacanes, Grenoble, châtaignes (marron), lin, etc.

Les céréales et pseudocéréales : riz, millet (de préférence trempé ou germé), maïs, avoine, châtaigne, orge, et leurs farines, dont la farine de pois chiches

Fruits laissant des résidus acides : tomates, orange, pamplemousse, citron, fraises, framboises, etc. Aromates, herbes et épices pour assaisonner : ail, oignon, romarin, thym, coriandre en feuille, laurier, persil, muscade, safran, gingembre, entre autres, ainsi que les huiles essentielles de citron et d’orange
Sources de xanthines (méthylxanthines) : café, thé, chocolat (cacao), pois, soya (en excès), pois cassés, etc. Cures de jus : choucroute, céleri-rave et carottes, chou
Le sucre et tous les aliments qui peuvent en contenir Aliments laissant des résidus alcalins. : légumes et fruits non acidifiants sous forme de crudités ou en jus frais
L’alcool sous toutes ses formes, les liqueurs douces (surtout les types « Cola ») et les boissons énergisantes populaires Produits laitiers de chèvre ou fromages légers (quark), graines de citrouille (courges) ou de tournesol, lin, chia
Fritures et gras oxydés ou hydrogénés Cubes de bouillon sans sel, bouillon de poulet maison, bouillon d’os de poulet et de dinde

ISBN 2-9804831-0-9 : dépôt légal – Bibliothèque nationale du Québec, ISBN 4e trimestre 1995 ; Bibliothèque nationale du Canada, ISBN 4e trimestre 1995.

Tous droits réservés. Sylvie Leblanc, n.d., novembre 1993, numéro d’enregistrement 428628.

Le corps humain comporte divers processus de rétablissement ou de protection face à des lésions ou à un envahisseur. Les cytokines (IL-6) y participent et sont des médiateurs à la réponse immunitaire, neuronale et métabolique. Ils sont comme le système d’alarme qui précipite diverses réactions, dont l’inflammation lors d’infections ou de lésions dans l’organisme ; ils contribuent d’ailleurs à la réaction en présence de virus. Toutefois, la présence de cytokines fait monter le taux de CRP, un agent annonciateur de processus inflammatoires sur le plan sanguin.

Selon le Neurology and Neuroscience Research Center de l’Université des sciences médicales de Qom, en Iran, une supplémentation ou un apport nutritionnel plus élevé de vitamine A ou de bêta-carotène peut réduire les lésions dans les pyélonéphrites ou les infections des voies urinaires.

Il semble que les patients traités avec des suppléments de vitamine A présentaient moins de fièvre, une moins grande perte d’appétit, une moins grande sensation d’urgence à uriner et, selon des imageries documentées (scintigraphie au 99mTc-DMSA), une récupération plus rapide.

Bien entendu, la vitamine A comme suppléments a fait la manchette il y a quelques années à propos d’un usage prolongé ou trop élevé à haute dose de plus de 10 000 UI (unités internationales) par jour. Certains auteurs recommandent moins de 8 000 UI par jour pour les adultes, bien que l’OMS (Organisation mondiale de la santé) recommande la vitamine A, la vitamine D, le zinc et le sélénium en présence d’infections, afin de renforcer l’immunité. Outre les huiles de foie de poisson, qui contiennent naturellement de la vitamine A et D, il y a aussi les abats d’animaux sains, pour ceux qui en consomment, mais dans l’alimentation plus végétale, le bêta-carotène règne surtout dans les fruits et légumes. Elle est un précurseur de la vitamine A, qui peut être transformée par l’organisme humain en vitamine A au besoin.

Dans la liste des aliments salutaires à votre système urinaire, il y en a dans de nombreux fruits et légumes jaunes, oranges ou verts. Comme des changements touchant les fonctions du foie et des reins lors d’infections ou d’inflammations des tissus précipitent une perte de vitamine A, qui se retrouve dans les urines, et que cette dernière est précieuse pour le système immunitaire et la récupération tissulaire, il ne tient qu’à vous de renouveler la palette de couleurs dans votre assiette, en conjonction avec les recommandations du corps médical en fonction de votre situation.

 

Je me souviens d’une époque où, dès qu’un enfant ou un convalescent combattait une infection, les extracteurs de jus ronronnaient à qui mieux mieux : ½ tasse de jus de carottes frais équivaut à 1 192 UI de bêta-carotène, ½ tasse de purée de citrouille équivaut à 1 007 UI, 100 g de carottes crues équivalent à 1381,67 UI (cuites : 556 UI). Voici d’autres bonnes sources végétales : melon, brodé, mangue, chou, mesclun, laitue romaine, etc. Alors, sortez vos extracteurs à jus du placard et faites-vous des jus et des salades afin de favoriser la santé des voies urinaires, mais aussi votre immunité, et comblez des carences possibles pour réduire le taux de CRP inflammatoires et de cytokine IL-6. Comme quoi, les bons vieux trucs fonctionnent toujours. Les reins sont précieux, faites le calcul des choix alimentaires et du mode de vie qui peuvent les sauver et préserver leurs fonctions afin de conserver votre qualité et votre potentiel vital. Au besoin, consultez un professionnel pour vous guider.

En cette période, pour plusieurs, de festivités, je vous souhaite de tenir compte des bénéfices de vos choix par rapport à votre alimentation et à votre mode de vie. Que vous soyez jeunes ou plus matures, chaque moment de bonheur, de joie, de sérénité, de légèreté est un présent, un cadeau, et c’est ce que je vous souhaite. Prenez bien soin de vous !