Vitamine gratuite ou en boîte ?

Publié le 8 juin 2020
Écrit par Sylvie Leblanc, n.d.

Vitamine gratuite ou en boîte ?
Omega Alpha FR (premier line)

Quelle que soit la saison, c’est maintenant reconnu : la vitamine D est essentielle aux humains. C’est grâce aux rayons UV qui sont transformés par la mélanine présente dans la peau que nous pouvons avoir notre ration de vitamine D naturelle et gratuite.

La vitamine D peut être apportée à l’organisme par trois modes : la peau (sous l’action du rayonnement UVB du soleil), l’alimentation et la supplémentation.

Voyez un peu ce que le soleil nous apporte en matière de vitamine D. 

Il est important de noter que le soleil et son rayonnement peuvent être très variables selon la latitude, l’ensoleillement (saison, brouillard, pays, habillement), l’épaisseur et la pigmentation de la peau. Une exposition de 15 à 30 minutes deux fois par semaine au soleil garantit, chez la plupart des personnes, une bonne réserve en vitamine D. Une exposition de 12 minutes par jour au soleil à une latitude de 38° (Californie ou Espagne) sur 50 % de la surface cutanée équivaudrait à un apport de 3 000 UI par jour. Il n’y a, en théorie, pas de surdosage à craindre en vitamine D lors d’une exposition au soleil. En dépit des effets bénéfiques, il faut se rappeler le danger d’une exposition excessive de la peau aux rayons solaires. Mais comme nous vivons au Québec… l’été, mieux vaut en profiter !

La vitamine D est une vitamine liposoluble (soluble dans les graisses : les lipides). Il y en a 7 formes identifiées à ce jour. La vitamine D3 est principalement synthétisée par la peau sous l’influence du rayonnement ultraviolet. L’alimentation apporte de la vitamine D2 ou de la vitamine D3 selon les aliments. La vitamine D3 est supérieure à la vitamine D2, en ce sens où l’efficacité de la D2 ne représente que 60 % de celle de la D3.

La vitamine D apportée par l’alimentation est hydrophobe et est aussi liposoluble. Elle est partiellement absorbée dans la partie terminale de l’intestin grêle, en émulsion avec les sels biliaires.

Selon le Dr Balch, certains problèmes de santé, liés entre autres aux intestins, au foie ou à la vésicule biliaire, peuvent altérer l’assimilation de la vitamine D.

Toujours selon le Dr Balch, la prise de certains médicaments peut perturber le ratio et l’assimilation de la vitamine D.

Dr Balch mentionne dans son livre A Prescription for Nutritional Healing que la vitamine D contenue dans nos aliments ne peut être complètement accessible sans la conversion et le travail du foie, et par la suite des reins, avant d’être biodisponible pour l’organisme.

En 2010, à l’appel de (feu) Dr David Servan Schreiber, 40 scientifiques internationaux se sont mobilisés pour demander que la vitamine D, essentielle à la prévention du cancer, des maladies cardiaques et de l’ostéoporose, fasse l’objet de recommandations de supplémentation généralisée par les autorités publiques.

 

Voici quelques problèmes de santé qui pourraient être des signes avant-coureurs éventuels dénotant des carences en vitamine D.

Asthme — la supplémentation en vitamine D de 1 200 UI par jour s’est montrée efficace pour diminuer les crises d’asthme et réduire leur gravité.

Dépression — les carences en vitamine D ont été liées à la dépression et à d’autres maladies psychiatriques. Il a même été prouvé qu’une femme qui avait suffisamment de vitamine D pendant sa grossesse réduisait les risques que son bébé à naître développe une maladie mentale plus tard dans la vie.

Maladie cardiaque – un article publié dans Molecular Nutrition & Food Research  rapporte que les maladies cardiovasculaires sont beaucoup plus fréquentes chez les personnes déficientes en vitamine D. Selon cet article, certains enfants avec une insuffisance cardiaque grave ont également bien réagi au traitement à la vitamine D.

Hypertension artérielle – l’hypertension artérielle a été associée à des carences en calcium, en magnésium, en potassium et en vitamine D.

Polyarthrite rhumatoïde – la polyarthrite rhumatoïde est une maladie dévastatrice qui provoque une inflammation systémique, des douleurs et des lésions articulaires. Des études ont montré que la vitamine D peut soulager la douleur et l’ankylose associées à la polyarthrite rhumatoïde.

Cancer — plusieurs types de cancers ont été liés à des carences en vitamine D, y compris le cancer du sein, de la prostate et du côlon. Le lien de causalité est si fort, en fait, que la clinique Mayo établit des listes distinctes des dosages de vitamine D recommandés selon qu’il s’agit de la prévention ou du traitement du cancer de la prostate.

Diabète – un article de World’s Healthiest Foods (4) liste le mauvais contrôle de la glycémie en tant que symptôme de carence en vitamine D. Ceci, à son tour, peut augmenter le risque de développer un diabète.

Si vous ne pouvez vous exposer aux chauds rayons de l’astre du jour, car vous êtes allergique aux rayons du soleil, ou que vous avez des difficultés de locomotion, par exemple vous êtes hospitalisé, ou toute autre raison qui vous prive des bénéfices du soleil, il y a aussi des sources alimentaires de vitamine D, en voici quelques-unes :

Aliments et quantités, sources de vitamine D Pourcentage de la valeur quotidienne (% VQ) en vitamine D (600 UI ou 15 µg)
Sardines de Brunswick (85 g) 119 %
Sardines dans l’huile d’olive de Brisling (80 g) 10 %
Hareng Kipper fumé de Brunswick (85 g) 40 %
Sardines dans l’huile de soya de Brunswick (84 g) 80 %
Hareng fumé doré de Brunswick  70 %
Saumon sauvage pacifique de Clover Leaf (106 g) 170 %
Truite saumonée (100 g) 6 à 12 μg selon le type
Espadon  15 à 25 μg 
Lait soya biologique original de Natura (250 ml) 45 %
Lait d’amandes original de Natura (250 ml) 45 %
Lait de noisette au chocolat de Pacifique (250 ml) 45 %
Lait de riz original de Natura (250 ml) 45 %
Lait de noix de cajou original de Dream (250 ml) 45 %
Lait de vache bio de Natrel 2 % 45 %
1 gros œuf biologique (53 g) 15 %
1 œuf oméga 3 moyen (46 g) 15 %
Champignons girolles (100 gr) 5,3 μg 
Champignons morilles (100 gr) 5,1 μg
Chocolat noir à plus de 40 % de cacao (100 g) 5,0 μg
Huile de foie de morue (1 c. à soupe) 37,5 μg 

selon l’extraction et la présentation

 

Sachez que le lait et le beurre d’été, c’est connu, sont chargés de vitamine D pourvu que les vaches ou les chèvres aient accès à un bon bain de soleil et à de l’herbe tendre. Plusieurs auteurs dont le Dr Joseph Mercola recommandent les viandes et les produits laitiers issus d’animaux ayant brouté du fourrage frais et vivant libres à l’extérieur. Cela fait quelques années déjà que les poules n’ont plus accès à l’extérieur pour être légalement vendues ! En raison de la paranoïa causée par la grippe aviaire, la majorité des œufs du commerce proviennent de poules confinées aux poulaillers, donc sans soleil. Dommage, car les jaunes des œufs de type fermier sont plus riches en vitamine D, puisque les poulettes se font dorer au soleil !

Les poissons sauvages qui migrent pour frayer tels que les saumons du Pacifique, les truites ou touladis, les harengs, les sardines ou les anchois sont les meilleurs représentants du côté des produits de la mer, encore une fois. Puisqu’ils nagent plus près de la surface, leur chair contient généralement plus de vitamine D. Les poissons de pisciculture ou d’élevage, plus particulièrement le saumon OGM surnommé « Frankenfish », en contiennent nettement moins. Vérifiez la provenance des poissons. La pêche durable est importante pour la pérennité de cette précieuse ressource, et représente aussi une façon plus éthique d’assurer le respect des méthodes de pêche. Acheter, c’est voter !

Dans les grands principes de la naturopathie, il y a environ 12 facteurs de santé, et l’ensoleillement en est un aussi important autant que l’air, l’eau, le repos, etc. Un des principes fondamentaux en naturopathie est que « votre santé est équivalente au facteur que vous avez le moins » ; c’est donc dire qu’ils sont tous importants ! Profitez des bénéfices gratuits des activités au grand air, du soleil qui vous offre à travers ses rayons chauds cette vitamine gratuite, et des merveilles de la nature. Bon été !

 

RÉFÉRENCES(1) www.mayoclinic.org
(2) science.naturalnews.com
(3) www.mayoclinic.org
(4) whfoods.org

M.D. Balch, Dr James F. A Prescription for Nutritional Healing.

www.seachoices.org